Sur la trace des bijoux ecclésiastiques

ENQUÊTE – Où se fournissent le pape et ses prélats en bagues et croix pectorales? Quels sont les usages, les tendances, les grandes heures et les plus beaux modèles arborés par les dignitaires religieux? À l’occasion de Pâques, levons le voile sur ce sujet riche et très peu exploré.

Parmi les trésors du Musée de Cluny à Paris, qui rouvrira bientôt ses portes, figurent, à la fin du nouveau parcours, deux anneaux pontificaux spectaculaires. En cuivre doré richement ouvragé, rehaussé d’un quartz rectangulaire, ces deux bagues du XVe siècle ayant appartenu respectivement à Paul II et Sixte IV ne peuvent échapper au regard du visiteur tellement leur taille est imposante. Le cartel précise qu’elles sont faites pour être portées sur des gants. Ces bagues d’apparat, de toute beauté, tranchent avec les modèles contemporains, que l’on remarque au cou et aux mains des dignitaires religieux aujourd’hui, beaucoup plus discrets qu’au Moyen Âge, surtout depuis l’élection du pape François, apôtre de la sobriété.

N’y voyez rien de trivial, mais les bijoux ecclésiastiques répondent eux aussi à des modes, des tendances. À travers les siècles, ils furent longtemps révélateurs du pouvoir (politique) de l’Église en Europe, de l’origine souvent aristocratique de ses dirigeants. Leur style…

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