Pietro Beccari (Dior):«Dans maison de couture, il y a maison»

ENTRETIEN – Gourmand, historique généreux, culturel, patrimonial, intime et démesuré. Le nouveau 30, avenue Montaigne voulu par son PDG devrait rebattre les cartes du luxe… et celle de Paris.

Le 19 juillet 2019», répond Pietro Beccari du tac au tac à la question: «Quand ont commencé les travaux?» Il dit s’y être rendu tous les jours pour suivre le chantier, et on le croit volontiers. En cinquante-huit minutes, montre en main, on aura ainsi visité, au pas de charge sur les talons du PDG, les 10.000 mètres carrés sur trois étages, montant et descendant des milliers de marches, croisant des centaines d’ouvriers et d’artisans. L’adresse découverte par Christian Dior un matin de 1946 est celle d’un «petit» hôtel particulier «avec ses proportions réduites, son élégance sobre sans pedigree trop accablant». Deux mois plus tard, entre ses murs décorés par Victor Grandpierre et validés par Christian Bérard, il présentait son premier défilé et bâtissait sa légende, consacrant cette avenue pourtant déjà adoubée avant-guerre par de grands couturiers.

Au fil des années, les lieux ne cesseront de s’agrandir (annexant les numéros d’à côté), et les étages de se superposer. Mais jamais le 30…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Prenez contact avec nous

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers messages