«Nos Royal Oak ne sont pas des bitcoins»

ENTRETIEN – Alors que l’iconique montre d’Audemars Piguet fête son demi-siècle, le président de la manufacture suisse ne mâche pas ses mots sur l’actuelle folie spéculative autour d’elle.

En avril 1972, la Royal Oak était dévoilée lors de la foire de Bâle. Cette icône horlogère dessinée par le légendaire Gérald Genta, il y a tout juste cinquante ans, a traversé le temps sans prendre une ride, avec sa lunette octogonale aux vis fonctionnelles et son bracelet intégré au boîtier. Alors que l’achat-vente de montres semble être devenu le sport à la mode, jamais la demande, et la spéculation, autour de ce modèle culte n’ont été aussi fortes. De quoi titiller le directeur général d’Audemars Piguet…

LE FIGARO. – Comment expliquez-vous une telle valeur de revente pour vos Royal Oak?

François-Henry BENNAHMIAS. – Faisons un calcul rapide: la Terre compte 8 milliards d’habitants. Si l’on considère seulement le 1% le plus riche de la population mondiale, on atteint les 80 millions de personnes. Or, toutes marques de haute horlogerie confondues, on ne produit pas plus de 5 millions de montres par an. Le potentiel est donc extraordinaire. Par ailleurs, nous avons fait un important travail…

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