Dior, anatomie d’une collection

Pour Maria Grazia Chiuri, le new look de Christian Dior en 1947 n’était pas simplement destiné à embellir les femmes, mais proposait de vrais vêtements pour leur rendre leur corps, meurtri par la guerre. Nourrie par la technologie, cette relecture donne de l’étoffe à son vestaire.

Maria Grazia Chiuri n’a jamais peur de donner son point de vue, même quand il s’écarte de l’histoire officielle. Pense-t-elle que Christian Dior était un «couturier du rêve», comme le qualifiait l’exposition de 2018, à la fréquentation record? «En tout cas, je pense qu’il n’était pas qu’un rêveur. C’était un homme réaliste, dont la vision de la mode était beaucoup plus pragmatique que ce que l’histoire a retenu», développait-elle la veille de son défilé.

«J’ai compris beaucoup de lui dans Le Petit Dictionnaire de la mode, qu’il écrit en 1954, à l’usage des femmes de son époque. Il leur donne des conseils très pratiques. Par exemple,“si vous n’avez pas assez d’argent, investissez dans une robe noire portable en différentes occasions”, “achetez une paire de chaussures noires et une autre marron, qui iront avec tout”, “redonnez de la modernité à votre robe avec un beau bijou”, etc. Coco Chanel l’a accusé de vouloir faire revenir les femmes dans le passé avec son New Look. Mais je pense qu’elle…

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