Yannick Jadot souhaite un vrai débat face à Emmanuel Macron

Le candidat des écologistes tente de faire campagne depuis le Salon de l’agriculture.

Yannick Jadot le reconnaît lui-même : « Il y a eu la pandémie, maintenant cette guerre terrible… » Pas simple dans ces conditions peu ordinaires de mener une campagne présidentielle. Pourtant, quelques heures avant l’annonce de la candidature d’Emmanuel Macron, le candidat des écologistes insiste sur la nécessité de tenir un équilibre entre « l’urgence absolue d’aider les Ukrainiens dans ce moment tragique » et « avoir un grand débat démocratique dans notre pays ». Car à l’entendre, « les choix à faire en 2022, sur le climat et la biodiversité, l’agriculture, l’industrie, la justice sociale, sont des choix absolument essentiels pour les Français ».

« Les 10 et 24 avril, les Français devront pouvoir choisir entre plusieurs modèles de société », a-t-il souligné entre deux travées du Salon de l’agriculture… « Le statu quo avec Emmanuel Macron, l’absurdité et la barbarie avec l’extrême droite ou un modèle qui permet à chacun de vivre en dignité, d’assumer le défi climatique, de la biodiversité et d’en faire un outil d’innovation dans l’agriculture, l’économie, de justice sociale… »

Défendre la fierté paysanne

Le parcours de 6 heures, dès 8 h du matin, dans tous les Halls, avait été soigneusement préparé par ses équipes. « Il y a des débats, c’est certain, mais je suis chez moi ici », a répété le candidat à plusieurs reprises alors que le « changement de modèle agricole » prôné par les écologistes peut être source de tensions. Ces tensions n’étaient pas d’actualité jeudi, Yannick Jadot répétant à l’envi son intention de réveiller « la fierté paysanne » et de défendre « la souveraineté alimentaire ». « L’évolution que nous portons se fait avec les paysans. On ne fait rien sans eux », a insisté Yannick Jadot, entouré de plusieurs parlementaires engagés sur ce terrain comme les députés européens Benoît Biteau ou Claude Gruffat.

L’autonomie alimentaire en Outre-Mer

Durant cette campagne, Yannick Jadot ne s’est pas rendu dans les territoires d’Outre-Mer même si son équipe assure avoir « acheté des billets, à trois reprises », obligé ensuite de les rendre en raison de la crise sanitaire ou des tensions sociales sur place. Pour tenter de compenser, le candidat écologiste a passé plus d’une heure entre les stands de la Guyane, de la Guadeloupe, de Mayotte ou de La Réunion, soucieux de défendre « un plan d’autonomie alimentaire pour chaque territoire ». Objectif : « Créer des emplois agricoles et faire baisser les prix… » Particulièrement engagé sur ce dossier, Benoît Biteau dénonce « les moyens énormes issus des fonds européens et captés par les cinq gros industriels de la banane et de la canne à sucre ». « Une partie de l’enveloppe doit être dédiée au développement de la production alimentaire locale », dit-il, assurant que « les candidats au maraichages et autres productions ne manquent pas sur place ».

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