Yannick Jadot prend ses distances avec Julien Bayou sur la régularisation des sans-papiers

Le candidat EELV a également écarté l’idée selon laquelle la France avait un «problème» avec l’immigration.

C’est un cafouillage en bonne et due forme. Invité de France 2 jeudi soir, Yannick Jadot a dû mettre les choses au clair après la déclaration du secrétaire national d’EELV Julien Bayou, qui expliquait mercredi que la France devrait régulariser «tous les sans-papiers» – proposition historique du parti écologiste. «On fera au cas par cas», a répondu le leader EELV avant d’égrener le cas de plusieurs salariés dans cette situation qui avaient fait la une de l’actualité.

Il y a quelques jours, c’était son ancienne adversaire à la primaire EELV Sandrine Rousseau qui avait adopté une position similaire à celle du patron du parti. «Je suis pour l’immigration, je suis pour l’accueil des personnes immigrées en France. Je suis pour leur naturalisation et pour le fait qu’elles deviennent françaises», avait déclaré la militante féministe dans une interview à Brain et Radio Parleur mardi. De quoi susciter quelques tensions dans l’équipe de campagne de Yannick Jadot.

Des «obligations humaines», pour Jadot

Celui-ci n’écarte pas pour autant la nécessité d’agir sur cette question. «Combien de femmes de ménage et de travailleurs du bâtiment sans papiers travaillent ? Ce que je veux faire, c’est rendre des situations où des personnes ne sont plus expulsables, il faut régulariser ces personnes», précise l’ancien député européen. Dans un contexte où la droite s’est saisie de la thématique migratoire lors de ses débats d’avant-Congrès, Yannick Jadot – qui peine à décoller dans les enquêtes d’opinion – souhaite s’imposer à gauche et ne «voit aucun problème avec l’immigration en France aujourd’hui». Migrants, réfugiés, regroupement familial…Autant d’enjeux qui relèvent des «obligations humaines» pour le candidat à l’élection présidentielle.

Si Yannick Jadot souhaite des éclaircissements de la part de la droite – «qui n’a plus grand-chose de républicain» – sur leurs propositions concernant l’immigration de travail ou le regroupement familial, l’ancien militant de Greenpeace plaide aussi pour une «politique migratoire européenne (…). pour éviter d’être entre les mains des dictateurs.» En début de semaine, le candidat à l’élection présidentielle s’était montré également favorable à l’accueil des migrants bloqués en Biélorussie, à la frontière de la Pologne.

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