Valérie Pécresse lance sa campagne présidentielle avec son premier grand discours

Une semaine après avoir été investie candidate des Républicains, Valérie Pécresse s’est exprimée devant près de 2000 personnes réunies à la Maison de la Mutualité.

«Nous sommes de retour, en ordre de bataille. Les Français l’ont compris, ce sera Emmanuel Macron ou nous.» Une semaine tout juste après avoir été investie candidate des Républicains – après sa victoire face à Éric Ciotti lors du second tour du congrès LR -, la présidente de la région Île-de-France a lancé sa campagne à Paris, à la Maison de la Mutualité, devant près de 2000 personnes, à l’occasion d’un discours musclé devant une assemblée acquise à sa cause. Une allocution prononcée en conclusion d’une journée de réunion en présence des parlementaires, des maires et des cadres locaux des Républicains.

Dans ce premier grand discours de campagne d’une quarantaine de minutes, Valérie Pécresse a défendu sa volonté de «stopper l’immigration incontrôlée», de «casser les ghettos» et de lutter contre la montée de l’islamisme. «Notre principal défi est de refaire nation. Nous avons une histoire à défendre, un héritage, un mode de vie», a-t-elle clamé sous les applaudissements nourris de ses soutiens.

Les anciens candidats au Congrès et les cadres au premier rang

Au cours de ce discours – pour lequel tous les anciens candidats au congrès, mais aussi, les cadres du parti, étaient au premier rang -, Valérie Pécresse a rendu hommage à Éric Ciotti, Michel Barnier, Xavier Bertrand et Philippe Juvin, qui lui ont tous affirmé leur soutien dès la fin de semaine dernière. «Ils ont fait le choix du panache, de la loyauté et de l’amitié. Ils ont fait des choix d’hommes d’État», s’est félicitée la candidate. Et d’ajouter : «Cette unité est belle et m’engage. Nous serons une pour tous et tous pour une.»

Cette semaine, elle s’était d’ailleurs déplacée chez chacun d’entre eux pour afficher l’union des Républicains après les résultats du congrès. Ce samedi, elle a également annoncé une partie de l’organigramme de son équipe de campagne, dans lequel figurent d’anciens soutiens d’Éric Ciotti, Xavier Bertrand, Michel Barnier et Philippe Juvin pour la présidentielle.

«La France n’est pas gouvernée»

Pendant son allocution, Valérie Pécresse s’est fendue de plusieurs attaques envers le président de la République. «Il n’est pas question de laisser l’avenir de la France entre les mains de l’immobilisme (…) d’Emmanuel Macron», a-t-elle lancé, avant de fustiger «le tout en même temps» qui «se paye» selon elle par «le quoi qu’il en coûte».

«Cet immobilisme, c’est le déclin. Il aura sacrifié l’avenir pour le présent alors que nous, nous réformerons le présent pour ne pas oublier l’avenir», tonne-t-elle. Selon elle, «la France n’est pas gouvernée» et c’est la raison pour laquelle «la République se déchire». «Nous allons combattre la défaite des choses ingouvernées», ajoute-t-elle.

«Je me suis battu»

Revenant sur son parcours, «de la Corse à Vence, de Saint-Martin d’Entraunes à Gap», Valérie Pécresse a essayé de fendre l’armure en évoquant notamment ses racines familiales. «J’ai eu ma part de chance : je suis née dans l’affection, l’intelligence vive de mes parents, les livres et l’étude. (…) Mais mes parents et mes maîtres m’ont aussi appris que quand on a beaucoup reçu, on doit beaucoup donner», a-t-elle livré. Avant d’ajouter : «Je ne suis pas là par hasard. Tout ce que j’ai eu, je l’ai conquis. Je me suis battu. Je n’ai que des devoirs, je ne demande aucun privilège si ce n’est celui de tout donner au pays que j’aime».

Un discours qui aura également été pour elle l’occasion de clamer son amour pour la France, évoquant «les Monuments aux morts», le Général de Gaulle ou encore le chant des partisans. Un moyen pour la candidate de s’en prendre à un autre de ses adversaires, Éric Zemmour, dans une référence à peine voilée à certaines de ses sorties récentes. «Je ne choisis pas Pétain mais les marins de l’île de Sein», a-t-elle attaqué.

Une «aventure pleine de souffle»

Après avoir également évoqué sa volonté de «rebâtir l’école de la République», la candidate LR a salué les deux derniers présidents de la République de droite ayant été à l’Élysée. «Si vous avez aimé la chaleur irrésistible de Jacques Chirac et l’énergie indomptable de Nicolas Sarkozy, vous aimerez notre campagne», s’est réjouie l’ancienne ministre du Budget.

Promettant à ses militants une «aventure pleine de souffle», Valérie Pécresse a conclu sur sa volonté de «battre le défaitisme et la démagogie». «Nous allons unir nos forces pour faire triompher la fierté et l’action», a-t-elle lancé. Avant de conclure cette journée avec une nouvelle photo de famille, sur scène, en entonnant la Marseillaise.

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