Une ex-première ministre danoise accuse l’ex-président Valéry Giscard d’Estaing de gestes inappropriés

L’ancienne première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt, a accusé l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing de gestes inappropriés, dans ses mémoires dont les bonnes feuilles sont publiées lundi 4 octobre dans la presse danoise.

«J’ai vu que Giscard d’Estaing s’asseyait à côté et il m’a saisi la cuisse sous la table. C’était complètement fou. Je me suis demandé ce qu’il se passait, j’ai changé de place et c’était fini», a écrit l’ancienne dirigeante sociale-démocrate dans son livre intitulé «Considérations d’une blonde» qui sort lundi en librairie.

Un comportement récidiviste ?

L’incident s’est produit en 2002-2003 lors d’un dîner à l’ambassade de France à Copenhague pendant les travaux de la Convention sur le projet de Constitution européenne que présidait l’ancien président français, mort en décembre 2020, et dans laquelle siégeait Helle Thorning-Schmidt, aujourd’hui âgée de 54 ans. «Aujourd’hui, cela aurait été perçu comme du harcèlement sexuel. Ce n’était pas le cas à l’époque. C’était une autre époque, mais je l’ai perçu comme inapproprié et cette situation m’a mise très en colère», a-t-elle confié à l’agence locale Ritzau. Première femme à la tête d’un gouvernement danois, entre 2011 et 2015, Helle Thorning-Schmidt a dirigé les sociaux-démocrates danois de 2005 à 2015 après avoir fait ses armes à Bruxelles.

Avec son nouveau livre, cette ancienne directrice générale de Save the Children International de 2016 à 2018 s’inscrit dans le sillage du mouvement #Metoo, qui avait vraiment décollé dans le royaume scandinave l’an dernier. «Au Danemark, nous ne sommes pas si paritaires que nous l’avons cru. Cela nous a conduits à nous endormir», a-t-elle dit à Ritzau.

Ce n’est pas la première fois que Valéry Giscard d’Estaing est accusé de comportement indécent. En mars 2020, une journaliste de la télévision publique allemande WDR, Ann-Kathrin Stracke, 37 ans, avait déposé une plainte contre l’ancien chef de l’État français, l’accusant de lui avoir posé la main sur les fesses à trois reprises lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien.

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