un adjoint d’Hidalgo soupçonné de blanchiment de fraude fiscale, la commission de déontologie saisie

S’il venait à être mis en examen, Hermano Sanches Ruivo «quittera sans délai ses fonctions», a affirmé la mairie de Paris.

La mairie de Paris, dirigée par la socialiste Anne Hidalgo, saisit sa commission de déontologie au sujet de son adjoint à l’Europe, Hermano Sanches Ruivo, entendu par la police pour des soupçons de blanchiment de fraude fiscale, a-t-elle indiqué jeudi 9 décembre.

La Ville de Paris «a pris connaissance par voie de presse de l’audition par la police d’Hermano Sanches Ruivo», indique-t-elle dans un communiqué. Selon Le Parisien, Hermano Sanches Ruivo aurait été placé en garde à vue en octobre pour être entendu sur un délit de blanchiment de fraude fiscale, «suite à une dénonciation anonyme». L’intéressé a démenti au journal avoir subi le régime de garde à vue.

Soupçonné de prise illégale d’intérêts

Contacté par l’AFP, l’entourage de l’élu (groupe PS et apparentés) n’était pas joignable dans l’immédiat. Même si les «faits allégués» semblent «sans lien avec l’exercice de son mandat d’élu», la Ville a «décidé de saisir immédiatement la Commission de déontologie de la Ville afin de procéder aux vérifications qui s’imposent et d’en tirer toutes les conséquences».

S’il venait à être mis en examen, Sanches Ruivo «quittera sans délai ses fonctions», a affirmé la mairie. Mercredi, après un précédent article de Marianne évoquant «un élu de la majorité» soupçonné de prise illégale d’intérêts, la Ville avait dit à l’AFP n’avoir pas connaissance d’un tel cas pouvant justifier d’informer le Parquet National Financier via l’article 40.

En novembre, un ancien élu, Jean-Louis Missika, adjoint à l’urbanisme lors du premier mandat d’Anne Hidalgo, avait dû démissionner d’un comité de mission du groupe immobilier Novaxia en raison d’un «problème déontologique majeur, un conflit d’intérêt pouvant le cas échéant devenir un problème pénal», a déclaré à l’AFP le président de la commission Yves Charpenel. Pour l’ancien premier avocat général près la cour de Cassation, il s’agissait d’un «conflit d’intérêt évident» puisque Jean-Louis Missika «avait participé lui-même à des délibérations sur ces sujets-là et notamment à l’égard de la société Novaxia».

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