Trois blessés dans une attaque à la roquette visant la Zone verte de Bagdad

Trois personnes, dont deux enfants, ont été blessées jeudi 13 janvier par une roquette qui s’est abattue sur une école située dans la Zone verte de Bagdad, tandis que deux autres roquettes sont tombées dans l’enceinte de l’ambassade américaine, a appris l’AFP auprès d’une source militaire irakienne. «Trois roquettes ont été tirées en direction de la Zone verte. Deux d’entre elles sont tombées dans l’enceinte de l’ambassade américaine et une autre sur une école située à proximité, blessant une femme, une fillette et un jeune garçon», a indiqué à l’AFP ce haut gradé sous le couvert de l’anonymat.

Une source sécuritaire, qui n’a pas souhaité être identifiée, a indiqué à l’AFP que les projectiles tombés dans l’enceinte de l’ambassade américaine, située elle-même dans la Zone verte, n’avaient fait «ni mort, ni blessé». Sur sa page Facebook, l’ambassade a dénoncé une attaque perpétrée «par des groupes terroristes qui tentent de saper la sécurité, la souveraineté et les relations internationales de l’Irak». L’attaque n’avait pas été revendiquée dans l’immédiat. En début de soirée, des journalistes de l’AFP ont entendu deux explosions ainsi que des tirs provenant de la Zone verte, périmètre ultra-sécurisé où se trouvent, outre l’ambassade des États-Unis, de nombreux ministères irakiens.

Attaques de plus en plus fréquentes

Les tirs de roquettes et attaques aux drones piégés visant les troupes et intérêts américains en Irak se sont multipliés ces dernières semaines. La dernière en date remonte au 5 janvier. Cinq roquettes avaient alors été tirées contre une base irakienne abritant des forces de la coalition internationale antidjihadistes dans l’ouest du pays.

Cette vague d’attaques s’est intensifiée depuis le tout début de l’année, alors que l’Iran et plusieurs groupes alliés dans la région ont marqué le deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués par un tir de drone américain en Irak le 3 janvier 2020. Jamais revendiquées, ces attaques sont systématiquement imputées par les États-Unis aux factions irakiennes pro-Iran, qui n’ont de cesse de réclamer le départ de toutes les troupes américaines stationnées en Irak dans le cadre de la coalition emmenée par Washington pour lutter contre le groupe État islamique.

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