Référendum d’indépendance en Nouvelle-Calédonie : le «non» l’emporte largement

En Nouvelle-Calédonie, le troisième référendum qui se déroulait ce 12 décembre s’est soldé par le même résultat que les deux précédents.

Les Calédoniens ont majoritairement voté «non». Lors du référendum qui les faisait se déplacer aux urnes pour la troisième fois, les habitants de Nouvelle-Calédonie ont voté contre l’indépendance de leur territoire, selon les premiers résultats partiels annoncés dimanche 12 décembre à la mi-journée.

L’issue de ce scrutin laissait peu de place au doute. Les indépendantistes avaient appelé leurs électeurs à ne pas y participer. Pourtant à l’origine de la demande de référendum, ils protestaient contre son maintien le 12 décembre, arguant de l’impossibilité de mener une campagne «équitable» depuis l’irruption du Covid-19 dans l’archipel.

Cette non-participation ouvrait donc la voie à une troisième victoire des partisans de la Nouvelle-Calédonie française, après les consultations de novembre 2018 (56,7 % de «non» à l’indépendance) puis d’octobre 2020 (53,3 %). Les indépendantistes ont d’ailleurs prévenu : ils ne reconnaîtront pas les résultats de ce scrutin et les contesteront devant l’ONU.

Emmanuel Macron s’exprimera à 13h sur le résultat de ce référendum, a appris dimanche l’AFP auprès de l’Élysée. La prise de parole du chef de l’État devrait durer «une dizaine de minutes», a précisé la présidence. Il s’était déjà exprimé face aux Français en novembre 2018 et octobre 2020.

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Un sujet qui anime la campagne

Le sujet a largement animé ces dernières semaines de campagne présidentielle. À droite, plusieurs candidats ont affirmé leur attachement à la Nouvelle-Calédonie, dernière présence de l’Union européenne (UE) dans le Pacifique. «La Nouvelle-Calédonie doit absolument rester française», a notamment répété à plusieurs reprises Éric Zemmour. Même message pour la candidate LR, Valérie Pécresse, qui publiait fin octobre une tribune dans Le Figaro pour appeler les Calédoniens à rester Français.

De son côté, Emmanuel Macron avait annoncé en mai 2018 qu’il ne prendrait pas position, «parce que ce n’est pas (sa) responsabilité», avait-il expliqué. En ajoutant néanmoins : «La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie.» Jean Castex, quant à lui, avait émis le «souhait fort que le choix des Calédoniens soit celui de la France».

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