qui sont les candidats déçus, éliminés de la course faute de parrainages

François Asselineau, Hélène Thouy, Anasse Kazib, Gaspard Koenig… Avec au moins une centaine de signatures, ces personnalités comptent bien faire exister leurs idées dans le débat.

La liste est désormais officielle. Après six semaines de collecte des parrainages, le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, a dévoilé la liste des 12 candidats ayant franchi cette étape avec succès. Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas réussi à collecter les 500 signatures ? Comme la règle l’exige, ils doivent s’arrêter là pour cette campagne. Certains d’entre eux ont toutefois les yeux rivés vers de prochaines échéances.

Au total, 65 personnalités ont obtenu un ou plusieurs paraphes. Parmi elles figurent un bon nombre d’initiatives citoyennes – qui n’aboutiront donc à rien -, ainsi que des personnes n’ayant pas manifesté leur volonté d’être candidats, à l’instar de l’humoriste Guillaume Meurice ou de l’ancien chef de l’État François Hollande.

Les législatives ou les européennes en ligne de mire

D’autres candidats, plus médiatisés, ont aussi tenté leur chance. C’est le cas de François Asselineau, fondateur de l’Union populaire républicaine (UPR). En 2017, le prétendant à la ligne souverainiste avait pu se présenter mais n’avait récolté que 0,92% des voix au premier tour. Il ne peut finalement pas reproduire l’exercice cette année, mais n’a pas encore fait connaître ses intentions.

Défenseure de la cause animale, Hélène Thouy a de son côté alerté à plusieurs reprises sur les difficultés rencontrées pour mener cette quête, évoquant notamment les «pressions» subies par les élus. La désormais ex-candidate réclame, comme elle l’a fait dans Libération, un système de parrainages citoyens. Concernant son projet, elle affirme que «la cause animale s’inscrit dans le temps long et ce n’est pas la présidentielle qui aurait changé le sort des animaux». Pour la suite, Hélène Thouy – qui a été testée à 2% dans un sondage en novembre dernier – cible les élections législatives avec quelque 200 candidats déjà investis.

Caillou dans la chaussure de Philippe Poutou – qui a finalement obtenu les précieux paraphes -, le cheminot Anasse Kazib estime avoir réussi son pari. «Ce n’est qu’un début», déclare son entourage qui se félicite d’avoir «amorcé un processus de création d’une nouvelle organisation» avec «une troisième force dans l’extrême gauche française». Il s’agit désormais d’opérer à la «construction» de cette force «révolutionnaire» pour participer aux prochaines échéances électorales – «probablement» les législatives -, mais aussi aux «prochaines luttes sociales».

Venu prôner une ligne ultralibérale dans cette campagne, Gaspard Koenig doit quant à lui constater son échec. Après avoir mené cette quête «jusqu’au bout» pour passer la «barre symbolique» des 100 parrainages et ainsi accroître sa notoriété, le philosophe souhaite au moins «faire exister ses idées». Il rassemblera le 19 mars prochain ses sympathisants pour «tirer le bilan» de cette aventure et «évoquer la suite», notamment de son parti, «Simple». Selon ses équipes, plusieurs options sont sur la table. Les législatives sont évoquées, mais les prochaines élections européennes semblent davantage plébiscitées.

Enfin, comme l’ex-numéro deux du Front national Florian Philippot, la candidate surprise de la gauche, Christiane Taubira, n’a pas attendu non plus la fin de la collecte pour faire part de son retrait. Après un «inutile suspense», l’ancienne garde des Sceaux a regretté un «délitement de notre démocratie» ainsi qu’une «gauche qui n’est pas audible». Désormais hors course, elle assure qu’elle fera connaître «dans les prochaines semaines» son vote du premier tour, sans donner à ce stade une quelconque consigne.

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