«Quand un certain féminisme assimile maternité et aliénation»

ANALYSE – Les témoignages de femmes exprimant leur chagrin d’être devenues mères transportent malgré eux une idéologie qui ne dit pas son nom, estime la journaliste à FigaroVox et aux pages Débats.

«Regretter d’être mère.» Ce nouveau «tabou» dont «on n’ose parler» est pourtant devenu un refrain des magazines féminins depuis quelques années déjà. Articles et podcasts décrivant les affres supposées de la maternité fleurissent.

La question est revenue sur le devant de la scène à l’occasion de la sortie du livre de Stéphanie Thomas Mal de mères, paru aux Éditions JC Lattès, le 6 octobre. À la suite de la sociologue Orna Donath, qui publiait en 2015 une étude appelée «Regretting motherhood», la journaliste a recueilli dix témoignages de femmes qui expriment leur chagrin d’être devenues mères. Derrière ces récits, une injonction à dédramatiser le sentiment qu’elles éprouvent.

Si ces témoignages suscitent immédiatement l’empathie, l’on regrettera qu’ils transportent malgré eux une idéologie qui ne dit pas son nom, et qui veut qu’il n’y ait pas d’épanouissement possible dans la maternité. Stéphanie Thomas raconte: «L’année dernière, (Clara) a pris conscience du malaise qui la rongeait depuis

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