«On ne peut pas, on ne peut plus accepter ça»

Interrogé en zone mixte, le capitaine marseillais a eu des mots forts après le Classique face au Paris-SG (0-0), dimanche soir, au Vélodrome.

S’il s’est montré maladroit et brouillon sur le pré, Dimitri Payet avait les idées claires et le verbe acéré dimanche soir, en zone mixte, après le nul entre «son» OM et le PSG (0-0). Cible du courroux du capitaine marseillais ? Les supporters olympiens qui ont trouvé malin de lancer de nombreux projectiles sur les joueurs parisiens à chaque corner. Et ce malgré les filets de sécurité mis en place par le club… Quoique, Payet refuse d’offrir le statut de supporter de l’Olympique de Marseille à ceux-là.

« J’ai vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets… Des choses que j’ai déjà vues contre moi, donc je sais ce que c’est. »

Dimitri Payet

«Je vais remercier ceux qui sont venus et ont joué le jeu parce qu’on ne peut pas mettre tout le monde dans le même (sac). Il faut savoir faire la différence. Après, pour d’autres, malheureusement, j’ai vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets… Des choses que j’ai déjà vues contre moi, donc je sais ce que c’est», peste-t-il, rappelant avoir «appelé au calme» avec le président Longoria avant ce match de la 11e journée de Ligue 1. «Malheureusement, il y en a toujours certains qui peuvent déraper. Mais on ne peut pas dire que ce sont des supporters de l’OM», assène-t-il sans détour, visiblement ulcéré, malheureux.

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Et il y a de quoi, sachant que le club phocéen est sous le coup d’un point de retrait avec sursis après les agissements de ses fans à Angers… «On sait ce qu’on risque, perdre des points. Il ne faudra pas pleurer en fin de saison s’il nous en manque un ou deux… On ne peut pas dire que ces gens-là aiment l’OM et sont supporter de ce club parce qu’ils peuvent nous pénaliser», jure-t-il, ne manquant pas de souligner, à juste titre, que la grande majorité des 65.000 personnes qui ont pris place au «Vél’» ont simplement contribué à créer une ambiance de feu dimanche.

« Il faudra des sanctions. Et de vraies sanctions… »

Dimitri Payet

«Pendant le match, j’étais désabusé, je n’ai pas compris. On sait qu’on est attendu et regardé. Et malheureusement, il y en a encore qui arrivent à le faire… Je ne comprends pas. Après, je l’ai déjà dit et je le répète, il faudra des sanctions. Et de vraies sanctions… On a encore vu ce qui s’est passé à Saint-Etienne ce week-end (vendredi soir, avec des jets de fumigènes sur la pelouse, NDLR)… On ne peut pas, on ne peut plus accepter ça. Ou alors, il faut attendre qu’il y ait quelque chose de vraiment grave ? Et ce serait trop tard à mon avis. Je pense qu’il faut prendre des décisions», réclame Payet, en conclusion d’une intervention forte, inspirée et responsable. À voir si elle sera suivie d’effet.

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