«Marine Le Pen est dangereuse pour le président de la République», considère Darmanin

Le ministre de l’Intérieur va s’engager dans une tournée électorale sur ses terres du Nord pour contrecarrer la poussée dans les sondages de la candidate RN.

La mise en garde est forte à 17 jours du premier tour. Alors que tous les sondages prédisent à Emmanuel Macron un score tutoyant les 30% puis une réélection sans trop de difficultés, peu importe l’adversaire, le ministre de l’Intérieur se veut beaucoup plus prudent. Invité de France 5, Gérald Darmanin tente de retenir son camp contre tout excès d’optimisme. «J’ai toujours pensé que Madame Le Pen, que je rencontre depuis que je fais de la politique, est dangereuse. Elle l’est pour le président de la République. Elle peut gagner cette élection présidentielle», indique l’ancien maire de Tourcoing.

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«Je sais qu’à chaque fois, on me dit “mais non mais non mais non”, ben peut-être parce que je suis habitué des électeurs, qui ont tendance à voter, pour pleins de raisons et on peut les comprendre, pour la droite extrême. (Marine Le Pen) a une stratégie qui a l’air de fonctionner», ajoute le premier flic de France, selon qui «Monsieur Zemmour l’a rendu plus molle». Une référence à un débat en octobre 2020 qui l’avait opposé à la patronne du RN d’alors. Débattant du projet de loi «renforçant les principes de la Républiques», il avait qualifié son adversaire d’être trop «molle» face à l’action ferme du gouvernement contre l’islamisme.

«À l’époque, on avait beaucoup critiqué, mais on constate désormais qu’elle est plus douce, elle est plus sympa, elle est plus travailleuse. Ben non c’est une stratégie qu’il faut dénoncer et que j’espère, de par ma terre d’élection (…). J’essaye de parler aux classes populaires (…). auxquelles on n’a pas à donner de leçons», pointe le ministre de l’Intérieur.

«Elle a bien compris qu’il fallait pondérer ses propos»

Alors que Marine Le Pen a beaucoup misé ces derniers mois sur la «banalisation» de son image et de son parti, Gérald Darmanin y voit une «dissimulation, comme chez les islamistes» : «Elle a bien compris que pour avoir 50% des suffrages, et un groupe parlementaire important, il fallait pondérer ses propos.»

Des propos qui rejoignent ceux de l’ancien premier ministre Edouard Philippe, mercredi lors d’un meeting à Nice : «Si vous vous retranchez derrière les sondages pour vous rassurer, vous vous retranchez derrière du vide, une image qui ne correspond pas à ce qui sera demain et permet de penser que cela ne correspond même pas à aujourd’hui. C’est ceux qui votent qui décident, et pas ceux qui font, commentent ou commandent les sondages.»

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