Marine Le Pen «convaincue» du ralliement imminent de Marion Maréchal à Éric Zemmour

Interrogée sur les relations qu’elle entretenait avec sa famille, la prétendante du RN affirme que le soutien de sa nièce à son concurrent direct ne serait plus qu’une question de jours.

Déminer le terrain pour mieux prévenir l’effet de souffle politique et médiatique. C’est en creux la tactique qu’a tenté de mettre en œuvre la candidate du RN à l’élection présidentielle Marine Le Pen, mardi soir. Invitée de l’émission «Face à BFM», celle qui se présente pour la troisième fois devant les Français l’affirme haut et fort : sa nièce, Marion Maréchal, dont les rumeurs autour d’un ralliement à Éric Zemmour avaient fait couler beaucoup d’encre fin janvier, rejoindra le patron de Reconquête dans les prochains jours.

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Lorsque le présentateur Maxime Switek évoque le «possible» soutien de la patronne de l’ISSEP à son concurrent direct, Marine Le Pen lui coupe aussitôt la parole : «Vous pouvez enlever le possible (…). Je pense que c’est acté. (…). J’en suis convaincue.» Et de confirmer quelques instants plus tard que l’officialisation ne serait plus qu’une question de jours. Façon d’anticiper – et de dédramatiser – une mauvaise séquence en prenant une attitude et une tonalité de voix presque nonchalante.

Si elle indique que Marion Maréchal ne l’a pas prévenu de ce changement d’écurie, Marine Le Pen s’est dite «attristée personnellement» et «plongée dans un abîme de perplexité politiquement» car elle serait «la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron». «L’intégralité des sondages de second tour indique qu’Éric Zemmour n’a aucune chance d’arriver au second tour, et n’a aucune chance de gagner face à Emmanuel Macron», développe-t-elle. Avant de railler sérieusement le choix de la petite fille de Jean-Marie Le Pen : «Quand on se dit défenseur de la France (…), à l’évidence, on doit soutenir le candidat qui est le plus à même de gagner face à Emmanuel Macron.»

Le départ de Marion Maréchal est un «choix personnel», selon Marine Le Pen

Martelant que ce n’est qu’«une conviction», Marine Le Pen considère que la décision de sa nièce est un «choix personnel». «S’il s’agissait de faire pression sur elle pour des raisons affectives, j’aurais trahi le respect que j’ai pour le libre arbitre, donc il faut qu’elle fasse un choix politique et personnel», lance l’ancienne patronne du RN comme pour mieux mettre Marion Maréchal au pied du mur et la pousser à sortir du bois. Fin janvier, l’ancienne députée du Vaucluse s’était confiée au Figaro, expliquant qu’elle était «confrontée à ce choix-là» : «Il faut savoir ce qui est le plus pertinent et quand». Le tout, en précisant que «la cohérence, la vision, la stratégie faisaient qu’ (elle) penchait pour Éric Zemmour» sans nier le «sujet familial» que la jeune femme ne souhaitait pas «imposer aux Français.»

Depuis quelques semaines, l’équipe d’Éric Zemmour a minutieusement préparé et orchestré des ralliements venus de LR, mais surtout du RN. Avec pour objectifs de montrer une dynamique électorale et de faire entendre une petite musique agréable aux sympathisants du «camp national». Mais aussi de déstabiliser la candidate du RN, perturbée par les départs de ses proches. Ce fut le cas de l’eurodéputé Gilbert Collard, du sénateur marseillais Stéphane Ravier ou encore plus récemment du porte-parole de campagne de Marine Le Pen, Nicolas Bay. Lors d’un déplacement à Madrid fin janvier, la leader RN s’était emportée contre ces transfuges : que «ceux qui veulent partir partent. Mais ils partent maintenant. (…). Parce que ce qui est insupportable, c’est la taqiya qu’ils reprochent eux-mêmes aux islamistes.»

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