«L’État français n’est pas un assassin», dit le préfet de Corse

«L’État français n’est pas un assassin», a affirmé le préfet de Corse lundi 7 mars en réponse au slogan largement repris en Corse lors des manifestations organisées depuis l’agression mercredi du militant indépendantiste Yvan Colonna, grièvement blessé par un co-détenu en prison.

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«L’État français n’est pas un État assassin, l’État français n’a jamais été un État assassin, prétendre le contraire est contraire à la vérité», a déclaré à l’AFP Amaury de Saint-Quentin, nouveau préfet de Corse, à l’issue d’une conférence de presse. «Je suis triste et malheureux de voir un tel slogan porté sur un territoire où la France et la République ont tant fait», a-t-il ajouté en référence au slogan en langue corse «Statu Francese Assassinu». «C’est une écriture et un slogan qui font mal à un préfet». «L’urgence aujourd’hui, c’est de renouer le dialogue avec l’ensemble des acteurs du territoire et retrouver la voie de l’apaisement», a-t-il poursuivi.

Il a assuré «comprendre la douleur, la colère de certains», mais que ce «drame» «ne justifie pas les violences» qui ont émaillé les manifestations, notamment dimanche. «Je m’inscris comme partenaire des élus, de tous les élus quelle que soit leur couleur politique avec une seule exigence c’est que ces élus aient le respect de la République, de ses principes, de ses valeurs», a-t-il ajouté.

Le militant indépendantiste Yvan Colonna, incarcéré à Arles (Bouches-du-Rhône) pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, a été violemment agressé par un codétenu mercredi. Depuis, il est entre la vie et la mort, soigné dans un hôpital marseillais. Cette agression a donné lieu à de nombreuses manifestations dans l’île de Beauté et notamment à un grand rassemblement à Corte dimanche qui a réuni 4200 personnes selon les autorités et 15.000 selon les organisateurs. La manifestation a été émaillée de heurts avec les forces de l’ordre: quatre gendarmes et 24 manifestants ont été blessés.

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