Les Bleus font le show et valident aisément leur billet pour le Mondial 2022

Brillante et spectaculaire, l’équipe de France a étrillé le Kazakhstan samedi soir (8-0), validant ainsi sa qualification pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Au Parc des Princes

Et un, et deux, et trois, et quatre, et cinq et six et sept et huit-zéro … Entendu à maintes reprises samedi soir lors du récital français devant le Kazakhstan (8-0), le fameux chant entré dans la mémoire collective un certain 12 juillet 1998 fut remis au gout du jour par un public du Parc des Princes aux anges et enjoué après un tel spectacle. Symbole d’un moment délicieux et d’une équipe de France monstrueuse d’aisance et de facilité au moment de valider son ticket pour le Qatar (21 novembre-18 décembre 2022) où elle y défendra chèrement son titre de champion du monde avec une ambition XXL. Pour sa dernière sortie sur le sol français en 2021, la bande de Didier Deschamps a fait le show, ne se contentant pas seulement de finir le travail d’une campagne de qualification parfaitement négociée. C’était l’objectif du jour et il fut aisément rempli, les fantômes du funeste Bulgarie de novembre 1993 n’ont même pas existé.

Dans une soirée parfaite avec notamment une Marseillaise a capella magnifique avant le début du match et un vibrant hommage rendu aux victimes du 13 novembre 2015, si toute l’équipe de France fut au rendez-vous, un homme fera forcément plus parler de lui que les autres pendant quelques jours. Avec un quadruplé – et une passe décisive- devant un public du Parc des Princes acquis à sa cause, Kylian Mbappé a marqué les esprits pour sa 52e sélection en signant ses 20e, 21e, 22e et 23e réalisations … à seulement 22 ans. Colossal. Monstrueux. Prodigieux. À la hauteur du phénomène. Les superlatifs manquent tant le natif de Bondy a martyrisé la pauvre défense kazakhstanaise, incapable de le réduire au silence et surprise par un plat du pied plein de maitrise (1-0, 6e), un positionnement idéal (2-0, 12e), une tête –son point faible- magistrale (3-0, 32e) et un coup de rein incroyable (8-0, 87e) en fin de match. Un vrai récital devant 45551 spectateurs sous le charme face à autant d’aisance, de talent et de classe.

Si l’attaquant des Bleus, bien parti pour battre tous les records de l’histoire de l’équipe de France dans les années à venir s’il poursuit sur cet élan, fut le grand homme d’une soirée enjouée et radieuse, il serait injuste de réduire la victoire et la qualification des champions du monde à cette seule performance individuelle. Face à une nation kazakhstanaise fidèle à son statut de 125e nation mondiale, les récents vainqueurs de la Ligue des Nations se sont rendus la vie facile en prenant le match par le bon bout. Sans jamais baisser de rythme en termes d’agressivité, d’impact et de présence dans les duels, tout en ajoutant maitrise et désir de permuter durant quasiment toute la rencontre.

Communion avec le Parc des Princes

Une définition qui résume bien le match de Karim Benzema, double buteur (4-0, 55e puis 5-0, 59e) et savant mélange d’altruisme, de jeu bien senti et de classe infinie. Pour une production calquée sur la lignée de ce qu’il avait proposé en Italie le mois dernier dans la quête de la Ligue des Nations. Et surtout avec la sensation d’une attaque bleue séduisante et efficace, ce qui laisse encore des regrets à l’Euro en se disant qu’avec un rappel beaucoup plus tôt du Madrilène et un temps de jeu en commun plus conséquent, cette équipe de France ne se serait pas arrêtée en huitième de finale… Malgré tout, ce trio (6 buts, 3 passes décisives au total samedi soir) Benzema-Mbappé-Griezmann laisse entrevoir tous les espoirs possibles dans un an au Qatar. À condition que tout le reste suive aussi collectivement. Autre débat.

Ne nous arrêtons pas seulement à l’attaque, tant le jeu dans les couloirs fut aussi une réussite devant des Kazakhstanais empêtrés dans un vrai cauchemar du côté de la Porte d’Auteuil samedi soir. À l’image d’un Kingsley Coman, préféré à Benjamin Pavard au fameux poste à la mode de piston droit, auteur de deux passes décisives, mais surtout infernal dans sa capacité à faire la misère à son adversaire direct, le pauvre Maksat Taykenov. Que dire aussi de Théo Hernandez, 2 passes décisives à son actif samedi soir dans son couloir gauche et qui affiche une ligne de statistiques insolente en seulement 4 sélections (1 buts, 3 passes décisives). Une réussite qui incombe à Didier Deschamps, résolument offensif et récompensé de son panache. L’addition fut même encore un peu plus salée grâce à Adrien Rabiot (6-0, 75e) et Antoine Griezmann (7-0, 84e) -qui s’est même offert le luxe de dépasser Michel Platini à la 3e place des meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection- pour des Bleus qui n’ont cessé de faire le show afin de fêter comme il se doit la qualification à la prochaine Coupe du monde. Avec à la clé un tour d’honneur savoureux et des effusions de joie belles à voir entre les champions et leurs supporters.

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