«Le régime algérien, fragilisé par la crise économique, cherche des boucs émissaires»

ENTRETIEN – Pierre Vermeren, professeur d’histoire des sociétés berbères et arabes contemporaines à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, analyse les tensions diplomatiques entre Alger et Paris.

Normalien et agrégé d’histoire, Pierre Vermeren est l’auteur de nombreux ouvrages salués par la critique. Il a notamment publié Le Choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes (Odile Jacob, 2015), Déni français. Notre histoire secrète des relations franco-arabes (Albin Michel, 2019) et Le Maroc en 100 questions (Tallandier, 2020).

LE FIGARO. – En réponse à la réduction drastique du nombre de visas accordés aux ressortissants du Maghreb, l’Algérie a fermé le 3 octobre son espace aérien aux avions militaires français et rappelé son ambassadeur. Comment expliquer ce regain de tensions, malgré la volonté d’apaisement de Paris?

Pierre VERMEREN. – Les raisons sont nombreuses. D’abord, le régime algérien ressuscite des ennemis historiques, et la France en est un. Il a également réactivé son hostilité à Israël, à travers la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc; l’Algérie accuse le royaume d’avoir reconnu Israël en échange de la reconnaissance de la marocanité

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