le récit des envoyées spéciales du Figaro

GRAND REPORTAGE – Frappés sans relâche depuis le début de l’offensive russe, les habitants de la deuxième ville d’Ukraine, qui n’ont pas pris la fuite, tiennent tête dans les décombres.

Dans une chambre d’enfant, Spider-Man s’est écroulé. Dans une autre, le sapin de Noël est toujours décoré. Les bombes ne ciblent pas, elles s’abattent au hasard. Rien ne bouge, sauf des flammes qui entraînent dans leur danse macabre le squelette de béton. L’immeuble a été frappé il y a quelques minutes. Depuis, d’autres ont été dévastés. Le ciel gronde ; Un autre bâtiment vient de s’écrouler.

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Sergueï Dmetrovitch, 82 ans, ramasse les débris qui recouvrent la moquette du salon. «Il y a trois jours, un missile est venu s’abattre sur l’appartement du dessus ; hier, c’est celui du dessous qui a été frappé. Et moi, je suis là. J’attends», témoigne cet homme aux cheveux blancs coiffés d’un béret.

L’immeuble de Sergueï a été la cible de trois missiles russes ces derniers jours. Son appartement a en partie pris feu. Avec son fils, ils le nettoient car Sergueï est décidé à rester jusqu’au bout. Véronique de Viguerie pour «Le Figaro»

Un immense tableau est demeuré intact: il représente son épouse, Olga, morte l’année dernière. L’opulente femme vêtue d’une robe bleu roi est figée dans un éclat de rire qu’on pourrait presque entendre. «Je l’aime tellement. Nous avons été mariés 42 ans. Je continue de lui parler et je ne m’arrêterai pas»…

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