le marché français recule de 13,1% en février

Les constructeurs sont toujours freinés par la pénurie de puces électroniques. Elle devrait cependant s’atténuer au deuxième semestre.

Les ventes de voitures neuves ont enregistré en février un neuvième mois de baisse consécutif en France, reculant de 13,1%, toujours freinées par la pénurie de puces électroniques, ont indiqué mardi les constructeurs automobiles. Les constructeurs ont immatriculé 115.386 véhicules en février dernier, contre 126.380 en janvier 2021 avant la pénurie de puces, et plus de 160.000 en février des années 2019 et 2020 avant la pandémie de Covid-19.

Stellantis, Renault, Volkswagen, Toyota, Ford: tous les constructeurs généralistes enregistrent une baisse à deux chiffres sur un an. Seuls Hyundai et Tesla tirent leur épingle du jeu avec leur offre hybride et électrique. «Les marques généralistes sont les plus touchées, car les plus petits véhicules sont ceux qui récoltent le moins de composants électroniques», analyse François Roudier de la Plateforme automobile (PFA), qui représente le secteur.

«Les préoccupations liées au pouvoir d’achat profitent aux ventes de modèles à carburants alternatifs (bioéthanol, GPL), tandis que les motorisations électrifiées (hybrides et électriques) continuent de progresser au détriment de l’essence et surtout du diesel», analyse Stéphane Chevalier du cabinet AAAdata.

Le marché de l’occasion en recul

Le marché de l’occasion montre lui aussi des signes d’essoufflement après une année 2021 record, reculant de 9,6% en février, avec 448.345 transactions. Ce sont de nouveau les modèles les plus récents de moins de 5 ans qui chutent le plus (-15%), faute d’occasions récentes sur le marché. Mais les modèles de 10 ans et plus, qui représentent près de la moitié de ventes d’occasion, sont eux aussi en baisse (-4,7%), indique AAAdata.

Les livraisons de puces devraient s’accélérer au deuxième semestre, selon la plupart des industriels, mais la PFA fait part de son «optimisme très réservé par rapport aux événements actuels en Ukraine». Contrairement à ses habitudes, la plateforme ne compte pas faire de prévision pour l’année, «avant d’avoir plus d’éléments de contexte industriels et internationaux».

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