le candidat de Génération.s réélu

Ali Rabeh, un proche du mouvement de Benoît Hamon, a été réélu ce dimanche maire dès le premier tour d’une élection partielle sous tension.

Ali Rabeh, un proche du mouvement Génération.s de Benoît Hamon, a été réélu ce dimanche maire de Trappes, dans les Yvelines, dès le premier tour d’une élection partielle sous tension, réorganisée après l’annulation du scrutin de 2020.

«Ce soir, les Trappistes ont choisi de réélire Ali Rabeh», a reconnu ce dimanche soir, avant des résultats définitifs, son adversaire Othman Nasrou, un proche de Valérie Pécresse (Libres!) à la tête d’une alliance peu commune constituée avec l’ancien maire PS Guy Malandrin. Sur Twitter, Ali Rabeh s’est félicité ce dimanche soir d’une victoire «face à une droite zemmourisée et clientéliste» et avec «une participation en hausse de six points par rapport à 2020,» qui était de 34,1%. «Quelle fierté, merci aux Trappistes !», a-t-il ajouté, assurant, avec des résultats encore partiels, avoir gagné «avec au moins 57% des voix.»

«Nous n’avons visiblement pas réussi à convaincre qu’une alternative républicaine était possible», a regretté Othman Nasrou dans son communiqué publié sur Twitter, «ni à bien expliquer le double jeu d’Ali Rabeh ou le danger des méthodes qu’il utilise». L’élection d’Ali Rabeh à 161 voix près en 2020 a été annulée par la justice, qui lui reprochait d’avoir distribué, en pleine pandémie, 15.000 masques accompagnés pour certains de sa photo, sans que cette action n’ait été déclarée dans ses comptes de campagne.

Accusations de clientélisme

Dans cette commune populaire de 32.000 habitants marquée par les départs de dizaines de jeunes pour le djihad en Syrie, les accusations de «clientélisme» ont rythmé la campagne de part et d’autre. Le maire invalidé Ali Rabeh dénonçait pendant la campagne la «dérive» de l’ex-maire PS Guy Malandrain (2001-2020), devenu numéro trois de la liste menée par Othman Nasrou, le proche de Valérie Pécresse. De son côté, ce dernier reprochait à Ali Rabeh un système «clientéliste» avec «des intimidations, des menaces, des pressions» qu’il aurait mis en place depuis son arrivée à la mairie en juin 2020.

La victoire d’Ali Rabeh a été rapidement saluée ce dimanche soir par Julien Bayou, le patron des écologistes, et par Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, ce dernier estimant que «l’union de la droite et du PS est massivement rejetée.» Nadia Hai, la ministre déléguée à la ville et originaire de Trappes, a adressé ses «félicitations républicaines» au maire et «espère qu’après des mois de tensions, (…) les habitants vont enfin retrouver des débats politiques dignes et la sérénité qu’ils méritent.»

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