Jean-Pierre Raffarin apporte son soutien officiel à Emmanuel Macron et au parti d’Édouard Philippe

Pour l’ancien premier ministre, qui exprime de la «considération» pour Valérie Pécresse, «la dangerosité de la situation internationale» a levé «toute hésitation».

Son ralliement faisait peu de doute. Invité sur LCI mercredi 2 mars, Jean-Pierre Raffarin a déclaré «souhaiter» officiellement la candidature d’Emmanuel Macron. L’ancien premier ministre (2002-2005) avait déjà quitté Les Républicains et soutenu la liste de la majorité lors des dernières élections européennes. Plus récemment, il avait exprimé sa sympathie envers Valérie Pécresse tout en restant très ambigu quant à ses intentions véritables.

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C’est donc une prise de plus pour le chef de l’État, dont la déclaration de candidature devrait intervenir en cette fin de semaine. Selon Jean-Pierre Raffarin, la candidate de son ancienne famille politique a toute sa «considération» et son «affection». Mais elle n’est pas capable, à ses yeux, d’être «un barrage à l’extrême droite».

«Il faut pouvoir écouter le pays»

Dernièrement, le transfuge des Républicains avait aussi assuré vouloir attendre le «projet» du locataire de l’Élysée pour se prononcer. Le contexte de la guerre en Ukraine, «la dangerosité de la situation internationale» a toutefois levé pour lui «toute hésitation». Il assume désormais de dire qu’Emmanuel Macron a été «à la hauteur de sa fonction» après un des quinquennats les plus «difficiles» que l’on ait connu. «Je souhaite sa candidature et je le soutiendrai», a-t-il encore affirmé, persuadé que le dirigeant a tiré «la leçon des succès mais aussi des échecs du mandat précédent».

Autre soutien officialisé par Jean-Pierre Raffarin : celui au parti d’Édouard Philippe, Horizons, lequel se veut être un «socle de stabilité» dans un paysage en pleine recomposition. «Je soutiendrai les efforts de mon ami Edouard Philippe en qui j’ai totale confiance pour construire un nouveau centre droit», a-t-il déclaré, précisant que l’ancien chef de gouvernement est aujourd’hui «le mieux pour incarner» cet espace politique. «Emmanuel Macron est à la fois le candidat le plus jeune et le plus expérimenté, c’est rare», a-t-il ajouté.

Désormais, il s’agit donc d’attendre l’entrée en lice d’Emmanuel Macron pour que ce dernier puisse présenter «les priorités» du quinquennat à venir. Et s’il est vrai que «nous sommes dans une situation spéciale», Jean-Pierre Raffarin alerte sur une nécessité : «Que le débat ne soit pas escamoté» et que le président parvienne, malgré l’actualité, à «dégager une part de son temps» pour le débat électoral. «C’est de la qualité du débat que va venir sa légitimité», estime-t-il. Et de poursuivre : «On ne peut pas escamoter une campagne présidentielle dans un pays comme la France, qui est un pays au sang chaud. Il faut pouvoir écouter le pays. Le pays est très inquiet aujourd’hui.»

Alors que le soutien de Nicolas Sarkozy se fait encore attendre dans les rangs des Républicains, Jean-Pierre Raffarin s’est également voulu ambigu sur le sujet. Selon lui, l’ancien chef de l’État prendra publiquement position car «ce n’est pas vraiment sa nature, la réserve». Il précise aussi, dans une formule équivoque, que «c’est un homme d’action, un homme de perspective», et que «comme tous ceux qui ont approché les responsabilités, il est sensible à l’unité nationale».

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