Incendie «criminel» à Saint-Laurent-de-la-Salanque: trois mises en examen

Trois hommes ont été mis en examen samedi dans le cadre de l’enquête sur l’incendie «criminel» qui a fait huit mort en février à Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales), et l’un d’eux a été placé en détention provisoire, a-t-on appris auprès du parquet.

Un Algérien de 27 ans, blessé pendant l’incendie et hospitalisé depuis à Montpellier, est mis en examen pour «destructions volontaires par incendie ayant entraîné la mort, des blessures et des destructions» et a été placé sous mandat de dépôt, a indiqué à l’AFP le procureur de Perpignan Jean-David Cavaillé.

Les deux autres hommes, un Tunisien de 43 ans, propriétaire d’une épicerie située au rez-de-chaussée du bloc d’immeubles incendiés, ainsi qu’un autre Tunisien de 40 ans interpellé vendredi, sont mis en examen pour «complicité de crime et délits», a précisé le procureur. Ces deux derniers ont été incarcérés samedi mais les débats sur leur détention provisoire ont été différés à mardi, selon le parquet.

Huit personnes, dont un bébé et un enfant de deux ans appartenant à la même famille, avaient péri dans l’incendie survenu au cours de la nuit du 13 au 14 février dans ce bourg de 10.000 habitants près de Perpignan.

L’incendie a-t-il été causé par l’explosion de bouteilles de gaz qui se trouvaient dans la rue? S’est-il déclaré dans un local commercial du rez-de-chaussée ou dans un des logements? Plus de 30 tonnes de gravats ont été extraits des trois immeubles incendiés, à des fins d’analyses. Le procureur de Perpignan devraient exposer les résultats de l’enquête lors d’une conférence en début de semaine.

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