«Il y en a partout, ça fait tellement de remous»… Sébastien Simon raconte la plaie des sargasses, ces paquets d’algues, sur la Transat Jacques Vabre (vidéo)

Le navigateur, et il n’est pas le seul, est aux prises avec ces énormes paquets d’algues qui ralentissent les bateaux. Il a filmé…

Il n’a pas vraiment le sourire en ce jeudi. Sébastien Simon, skipper du monocoque Arkéa-Paprec, classé 5e de la Transat Jacques Vabre, est en approche du redouté Pot au noir. Et avant de tomber dans les calmes de ce marécage météorologique séparant deux systèmes d’alizés juste au-dessus de l’équateur, il doit faire face à une autre plaie qui perturbe la progression de tous les bateaux de course dans cette zone entre les Canaries, le large du Brésil et les Antilles. Les sargasses. Ces énormes bancs d’algues viennent se prendre dans tous les appendices qui traînent sous les bateaux et donc dans l’eau : quille, safrans, hydrogénétateur… Et ils ralentissent évidemment leur progression, en rendant fous les marins qui cherchent par tous les moyens à s’en séparer. Quitte parfois à arrêter leur bateau et à faire une marche arrière. Ou carrément, comme le font certains figaristes lors de la transat en double vers Saint-Barthelémy en plongeant sous leur voilier…

« Voilà ce que ça fait les sargasses, cela se met dans les safrans, dans l’hydrogénérateur. On a l’impression d’être sur un bateau à moteur tellement ça fait de remous, raconte Sébastien Simon dans une vidéo. Il y en a partout. Et là on ne peut pas faire grand-chose. On était étonné (avec Yann Eliès, son co-skipper) de ne pas en voir à partir des Canaries, mais ça y est. Là au sud, du Cap Vert, il commence à y en avoir, à mon avis ça va nous suivre jusqu’aux Antilles ». Et donc jusqu’à l’arrivée à Fort-de-France. Bon courage, comme dirait l’autre…

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