Emmanuel Macron, le chômage, les vessies et le plein-emploi

ANALYSE – En annonçant une intensification des contrôles et donc des suspensions d’allocation pour les chômeurs qui ne recherchent pas un emploi, le chef de l’État reprend des vieilles ficelles qui n’ont jamais fonctionné et confirme qu’il prend le problème par le seul biais financier, qui concerne une minorité de demandeurs d’emploi.

On en sait un peu plus ce mercredi matin sur la suspension des allocations-chômage, annoncée mardi soir par le président de la République lors de son adresse à la nation, à destination des chômeurs ne recherchent pas un emploi. «Les demandeurs d’emploi qui ne démontreront pas une recherche active verront leurs allocations suspendues», a indiqué le président de la République, laissant penser à une nouveauté. À tort.

Il s’agit en fait, dixit la rue de Grenelle, d’une «intensification» des contrôles effectués par Pole emploi car la suspension de l’indemnisation existe dans la loi depuis 2008 après le refus de deux offres raisonnables d’emploi. La procédure a même été durcie en 2018 à l’issue de la loi Avenir professionnel et près d’un millier de conseillers (c’était l’objectif affiché début 2019) étaient alors destinés à terme à cette tâche de contrôle, versus 200 début 2015 et 600 début 2019.

Élisabeth Borne a précisé le processus ce mercredi matin sur RTL. Le gouvernement vise une augmentation

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