des riverains d’un aérodrome manifestent ce samedi contre les nuisances sonores

Les habitants de la zone jugent insuffisantes les mesures antibruit déjà adoptées cette année.

Près de cinquante ans que le conflit dure entre l’aérodrome de Toussus-le-Noble (Yvelines) et les riverains, excédés des nuisances sonores qu’il engendre. Pour la deuxième fois cette année, les habitants de la zone vont manifester ce samedi matin en voiture devant l’aérodrome, sous le slogan «Stop au tapage aérien». Un rassemblement organisé par l’Alliance Associative, qui réunit une quarantaine d’associations de riverains des territoires survolés.

«On est à bout», souffle Christian Mauduit, président de l’association Ciel calme à Magny-les-Hameaux (ACCMH) et porte-parole de l’Alliance Associative. «Il y a des jours où l’on peut avoir parfois un avion qui passe toutes les minutes», témoigne-t-il. Le collectif réclame donc une réponse forte de l’État face à cette pollution sonore, qui gâche la vie des riverains de l’aérodrome.

Du côté de la préfecture des Yvelines, on répond que «des mesures ont été prises lors de la dernière commission consultative de l’environnement (CCE) de l’aérodrome de Toussus-le-Noble», en mars dernier. Elles ont progressivement été mises en œuvre, puis ont été complétées par un arrêté paru au Journal officiel en juin. Parmi elles, la réduction du nombre simultané d’avions en tours de piste, la limitation de la vitesse pour les vols à vue ou encore l’interdiction des vols touristiques d’hélicoptères de moins de 20 minutes.

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Baisse du trafic et retrait des avions bruyants

«Ce ne sont que des mesurettes, dont les riverains ne perçoivent pas les effets», réplique Christian Mauduit. De plus, selon lui, «elles ne sont même pas respectées», notamment celles concernant les trajectoires des avions, par manque de contrôles de la direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Dans un communiqué publié en juin, le préfet des Yvelines assurait lui que «les services de l’État mett[ai]ent en place les opérations de contrôle du respect de ces nouvelles dispositions», dont un premier bilan sera présenté lors de la prochaine réunion de la CCE, qui se tiendra avant la fin de l’année. «L’ensemble de ces mesures ont été mises en œuvre», confirme-t-on à la préfecture, contactée par Le Figaro.

L’Alliance Associative souhaite que l’État aille plus loin, en «baissant drastiquement le nombre de mouvements», au nombre de 135.000 par an selon Christian Mauduit – ce qui place Toussus à la quatrième place des plus importants aérodromes français, derrière Roissy, Orly et Nice. Un chiffre qui pourrait encore grimper, selon Christian Mauduit, en raison des projets de développement d’une école de pilotage, Astonfly.

Autre demande de l’Alliance Associative, la mise hors service des avions bruyants. «Même sans parler d’avions électriques, il existe des avions thermiques très silencieux», assure-t-il. L’aérodrome semble avoir pris conscience des nuisances sonores qu’il provoque, puisqu’il dispose depuis peu de deux petits avions entièrement électriques… et très silencieux.

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