des politiques appellent à mettre l’autonomie de l’île en débat, comme en Guadeloupe

L’annonce par le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu d’un potentiel débat sur l’autonomie de la Guadeloupe a fait réagir des députés autonomistes corses.

Deux députés autonomistes corses ont réclamé samedi l’ouverture d’un dialogue autour de l’autonomie de l’île, à l’image de ce qui a été proposé en Guadeloupe où le gouvernement s’est dit, par la voix du ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, «prêt» à évoquer la question de davantage d’autonomie.

Jean Félix Acquaviva, député de Haute-Corse, a ainsi lancé samedi dans un communiqué un «appel solennel à un processus similaire en Corse» à celui proposé à la Guadeloupe. «Le gouvernement est donc prêt à parler de l’autonomie de la Guadeloupe comme une des solutions structurelles à apporter à cette crise. Il a fallu des violences, des nuits d’émeutes pour arriver à cette évidence. Cela ne manque pas d’interpeller», s’est-il ému, rappelant qu’en Corse «cela fait des années que le suffrage universel est clair et limpide sur ces questions en permettant à une large majorité de Corses de se déterminer de manière réitérée pour une autonomie législative de plein droit et de plein exercice».

«L’État ne peut plus nous ignorer»

«Femu a Corsica appelle une nouvelle fois l’État à aller dans le sens de l’Histoire en installant un processus politique nouveau en corse, tournant le dos aux vieux démons du centralisme exacerbé, voire d’une attitude coloniale», a ajouté celui qui est également secrétaire national du parti du président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni.

De son côté, le député de Corse-du-Sud Paul-André Colombani (autonomiste) s’est demandé sur Twitter: «Qu’en est-il de la Corse où nous ne cessons d’amorcer le dialogue et de faire part de nos revendications de manière démocratique? Où nous travaillons pour faire évoluer notre statut? Où les nationalistes sont majoritaires?», ajoutant: «L’État ne peut plus nous ignorer».

En 2014, au terme de quatre décennies de lutte armée marquées par de nombreux attentats, le Front de Libération de la Corse (FLNC) avait annoncé déposer les armes. Depuis, les nationalistes ont remporté plusieurs scrutins importants et se sont imposés comme le courant politique majoritaire dans l’île, notamment lors des élections territoriales de juin.

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