Des bracelets anti-agression pour les conseillers Pôle emploi d’Île-de-France

La Direction Générale de Pôle Emploi nie tout lien avec l’entrée en vigueur de l’assurance-chômage.

Des bracelets anti-agression et des boîtiers d’alarme ont été commandés pour les agences pôle emploi d’Île-de France, révélaient jeudi nos confrères de France Inter. Alors que la réforme de l’assurance-chômage entre en vigueur ce 1er octobre, le rapprochement a vite été opéré. Contactée par Le Figaro, la Direction générale de Pôle emploi confirme bien le dispositif, qui a été présenté aux représentants du personnel le 30 septembre, mais nie sa corrélation avec la réforme du gouvernement. «Le plan de sécurité, décliné au niveau local par chaque région, n’a rien à voir avec l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage», précise ainsi l’organisme dans un communiqué.

«Instrumentalisation» pour pôle emploi, «confusion» choquante pour Élisabeth Borne

Jean Bassères, Directeur général de Pôle emploi, déplore dans ce communiqué «que des mesures qui ont été décidées suite au drame de Valence pour assurer la sécurité des usagers et des agents soient aujourd’hui instrumentalisées dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage». Après l’assassinat de la conseillère à Valence, des mesures de renforcement de la sécurité avaient en effet été annoncées dès février, la direction de pôle emploi faisant état de 9000 signalements d’agression ou d’incivilités en 2020.

La présentation de ce plan de sécurité au comité social et économique de la région était donc prévue de longue date, selon Pôle Emploi : «La présentation du plan aurait eu lieu le 30 septembre quoi qu’il arrive, même si la réforme avait été prévue pour le 30 novembre». Élisabeth Borne dénonçait quant à elle le comportement de certains syndicats qui «ont entretenu cette confusion».

Les syndicats réfutaient pourtant les parallèles entre la réforme et le renforcement de la sécurité. «Ce sont des parallèles hasardeux. Il s’agit des suites du drame de Valence en janvier», a estimé auprès de l’AFP un responsable syndical de Pôle emploi. « Il n’y a pas de lien direct entre les deux, mais cela pourra aider car l’arrivée de la réforme risque de créer des situations complémentaires d’agressivité», a relevé une représentante d’un autre syndicat.

Une expérimentation région par région

Ce sont ainsi 695 bracelets qui devraient venir équiper les agences d’Île de France, selon France inter, ceux-ci permettant de donner l’alerte en cas de danger. Une centaine de boîtiers dotés d’une sirène multi-tonalité et équipés d’un flash devraient aussi faciliter le signalement des agressions. Le dispositif ne constitue qu’une «expérimentation» indique cependant la Direction Générale de Pôle emploi au Figaro. «Chaque région prend des décisions en fonction du contexte local».

Pôle emploi refuse enfin de donner plus de détails sur le dispositif, invoquant la sécurité de ses agents. «Nous ne pouvons pas divulguer toute notre organisation sur le plan de la sécurité au grand public», l’efficacité du plan pourrait en effet être réduite si un usager violent venait à localiser les outils de signalement.

S’agissant de la réforme de l’assurance-chômage, Pôle emploi assure avoir « formé l’ensemble de ses conseillers et notamment ses 7600 conseillers en gestion des droits pour étudier les nouveaux droits des demandeurs d’emploi et répondre à leurs questions ». « Un espace dédié sur le site pole-emploi.fr » doit être mis en ligne dans la journée.

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