Au coeur de la bataille entre pêcheurs français et britanniques

REPORTAGE – Plus d’une centaine de pêcheurs français n’ont pas obtenu l’autorisation de poursuivre leur activité dansles eaux britanniques et anglo-normandes. Paris espère trouver une solution avec Londres d’ici à la fin du mois.

Envoyé spécial à Saint-Malo et Jersey

La guerre du bulot aura-t-elle lieu? En d’autres temps, l’interrogation aurait peut-être fait sourire les pêcheurs de Saint-Malo. Mais depuis l’entrée en vigueur du traité commercial post-Brexit signé par le Royaume-Uni et l’Union européenne, ces gaillards-là n’ont pas le cœur à plaisanter. Seize d’entre eux, soit près du quart de la flotte immatriculée dans la cité malouine, n’ont pas obtenu la précieuse licence désormais nécessaire pour travailler dans les eaux qui entourent l’île anglo-normande de Jersey. Fin octobre, si la situation ne se débloque pas, ils devront ramasser leurs casiers et faire route vers des cieux plus cléments. Certains, assure-t-on au Comité des pêches d’Ille-et-Vilaine, n’auront d’autre choix que de mettre la clé sous la porte. «Il faut à tout prix trouver une solution, s’inquiète le maire de la ville, Gilles Lurton, sans quoi ça risque de tanguer sérieusement…»

Terre-plein des Servannais, en lisière du large bassin où mouille

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