après la «lettre aux Français» de Macron, Guerini promet une «déclinaison programmatique»

Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le délégué général de LREM a indiqué que le président de la République continuera d’assumer ses fonctions «jusqu’au dernier instant».

«Jusqu’au dernier instant, il va continuer d’assumer ses fonctions en tant que président de la République.» Trois jours après la déclaration de candidature à l’élection présidentielle d’Emmanuel Macron, le délégué général de La République en marche (LREM) Stanislas Guerini était l’invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Interrogé sur le double statut d’Emmanuel Macron, désormais candidat et président, Stanislas Guerini a assuré qu’à «chaque instant que l’agenda international et que ses fonctions lui permettront, il présentera un projet». Car, pour l’instant, les électeurs n’ont à leur disposition que sa «Lettre aux Français», publiée dans la presse quotidienne régionale le 3 mars dernier. Une entrée en campagne que l’opposition n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer. Valérie Pécresse a dénoncé un «quinquennat (qui) fut celui des illusions perdues». «Au bout de 5 ans, Macron envoie une lettre aux Français. Mais les factures qui flambent, c’est tous les mois» a de son côté fustigé le candidat communiste Fabien Roussel.

Ce courrier, a déclaré ce dimanche Stanislas Guerini, «fait de sobriété, de gravité, d’humilité (…), était la seule façon de faire pour déclarer sa candidature». Avant de promettre que cette lettre serait suivie d’un programme précis «dans les semaines à venir». Ce, alors que le premier tour a désormais lieu dans seulement 35 jours… «Soyez patients», a souri le délégué général de LREM, assurant qu’Emmanuel Macron «aura l’occasion d’être sur le terrain, de s’exprimer, de donner une vision programmatique». Et surtout, de le «confronter», lui que ses adversaires accusent de ne pas descendre dans l’arène. «En 2017, il y avait la même impatience», a renchéri Stanislas Guerini arguant que, pour l’instant, le temps était à l’exposition d’une «vision du pays». «Sinon, c’est comme ce que cette campagne nous laisse à voir aujourd’hui : des propositions soit technocratiques, soit démagogiques, sans vision et ce n’est pas entendu par nos concitoyens.»

Une campagne menée «en transparence»

Le patron d’En Marche a par ailleurs veillé à préciser la séparation entre les équipes de l’Élysée et les équipes en charge de l’organisation de la campagne du président sortant. «Nous le faisons de façon parfaitement transparence avec la commission des comptes de campagne afin que chaque acte soit posé dans les règles.» A la question de savoir si Emmanuel Macron se rendra à son QG de campagne, Stanislas Guerini rétorque : «Je l’imagine. Vous savez, les présidents sortants qui ont fait campagne, je pense à Jacques Chirac, ne sont pas beaucoup allés à leurs QG de campagne parce qu’il faut continuer à agir jusqu’au dernier instant pour nos concitoyens.»

Tout comme l’a assuré le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ce matin sur Europe 1, Stanislas Guerini a affirmé que le président de la République était «l’un des seuls dirigeants à qui Vladimir Poutine souhaite encore parler.» À propos de la guerre en Ukraine, le délégué général d’En Marche a indiqué que «la voie de la désescalade» était toujours privilégiée. Ce, «sans montrer à aucun instant de la faiblesse». De plus, a-t-il précisé, «il faut reconnaître [à l’Ukraine] le statut de candidat [à l’Union européenne]. (…) Je pense que c’est très important maintenant, au moment où les Ukrainiens ont écrit cette demande-là avec des lettres de feu et de sang, de reconnaître ce statut de candidat à l’Union européenne. Cela montre toute la solidarité qui doit être la nôtre en ce moment.»

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