«Anne Hidalgo prend acte de l’impasse de sa candidature»

Pour le candidat EELV, «il n’y a pas d’alternative pour le camp du progrès à un projet écologiste».

C’est non. Au lendemain d’une intervention surprise sur TF1, lors de laquelle Anne Hidalgo a appelé la gauche à organiser une primaire, Yannick Jadot, a clairement exprimé son refus. «L’élection, c’est dans quatre mois et demi, il faut être un peu sérieux», a fait valoir l’écologiste ce jeudi matin sur Europe 1.

Le constat est le même, mais la solution diffère. Selon Yannick Jadot, il y a bien la nécessité de «se rassembler» et «travailler sur un socle commun» pour peser davantage dans l’élection présidentielle. Mais pas question pour autant de faire émerger une candidature commune par le biais d’une primaire. Au contraire. Pour le prétendant, «il n’y a pas d’alternative pour le camp du progrès à un projet écologiste». Si union il y a, cette dernière devra donc se faire «autour de l’écologie».

Le «panache» des écologistes

Pour justifier son argument, Yannick Jadot renvoie les socialistes au scrutin précédent. Il y a cinq ans, le candidat, déjà désigné par la primaire interne, avait en effet retiré sa propre candidature au profit de celle de Benoît Hamon. «Quand les écologistes ont pris (cette) responsabilité (…), ils n’ont pas essayé de trouver un tour de magie ou un tour de passe-passe», fait-il valoir, insistant sur le «panache» de son parti.

Le candidat enjoint donc aux socialistes de prendre «conscience de leur faiblesse» pour entrer dans «la dynamique, la perspective historique pour la France au XXIe siècle» qu’est «l’écologie».

Selon Yannick Jadot, cette tentative des socialistes est donc «un constat d’échec» de la candidature d’Anne Hidalgo. «Elle prend acte de l’impasse de sa candidature, de sa difficulté à ce que les idées qu’elles portent percent dans l’opinion publique, a-t-il lancé. Elle a pris acte du fait que sa candidature ne créait pas d’espoir.» Avant de poursuivre : «Je pense que le parti socialiste, qui est un grand parti dans l’histoire de notre pays, aujourd’hui a montré, y compris avec le quinquennat Hollande, beaucoup beaucoup de limites.»

À quatre mois du scrutin, Yannick Jadot reste ainsi sur sa ligne. Bas dans les sondages – comme l’ensemble des candidats de gauche -, il appelle à «arrêter de prendre les sondeurs pour les animateurs du débat politique». «À chaque élection, les sondeurs se plantent totalement», avance le candidat, appelant les «électeurs et électrices socialistes» ainsi que «l’ensemble des progressistes et des humanistes» à «oublier les partis politiques» pour réfléchir au «logiciel» capable de «gagner cette élection présidentielle».

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