à Savigny-le-Temple, des tags appellent au meurtre et au viol de policiers

Ces inscriptions ont été retrouvées vendredi 29 octobre dans un immeuble connu pour être un point de deal. La police judiciaire est saisie par le parquet afin de retrouver les auteurs, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Des tags appelant au meurtre et au viol de policiers ont été retrouvés vendredi 29 octobre sur les murs d’un immeuble de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), une ville classée en zone de sécurité prioritaire (ZSP). «En les attaquant, en appelant à leur viol et à leur meurtre, on veut appeler au meurtre et au viol de la République (…) Il ne peut pas y avoir de provocations comme celles-ci qui restent impunies», a réagi le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur place ce dimanche 31 octobre.

La découverte de ces tags a été faite par des policiers dans un endroit connu pour être un point de deal, situé dans le centre-ville, suite à un contrôle d’identité. Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police FO, a relayé des photos de ces tags sur son compte Twitter, samedi 30 octobre.

Ces tags semblent promettre de grosses sommes d’argent aux dealers, répertoriées dans un «tableau de prime», en fonction d’actes à accomplir. «Couper la tête d’un policier = 500.000 euros», «Violer une policière, prime de 500.000 euros» ou encore «Rentrer une géante barre de fer dans l’utérus d’une femme policière qui se prend pour un bonome (sic) = 300.000 euros», peut-on notamment lire.

De nombreuses réactions

«C’est un appel à la haine et on prend ces menaces très au sérieux», commente auprès du Figaro Julien Constant, délégué syndical Unité-SGP FO pour la Seine-et-Marne. «Malheureusement les violences envers les policiers ont augmenté avec des délinquants de plus en plus jeunes. Nous demandons une réponse pénale ferme. Les délinquants ont un sentiment d’impunité, certains sont interpellés des dizaines de fois et on les retrouve dehors», explique le syndicaliste, précisant qu’un point de deal «peut faire plusieurs milliers d’euros par jour et fait vivre beaucoup de personnes». Une enquête va être menée par les policiers de Melun pour tenter d’identifier les auteurs de ces tags, poursuit-il.

Plusieurs syndicats de police ont aussi réagi sur les réseaux sociaux à ces tags menaçants. «À Savigny-le-Temple, on a le résultat du triste et long chemin des voyous qui font des policiers une cible. Tout notre soutien à ces policiers courageux !», a indiqué le syndicat indépendant des commissaires de police (SICP). «Le mur de la honte dans une cité de Savigny-le-Temple démontre une chose : la police, haïe et menacée, y entre, et y entrera encore. Et encore. Tous les jours. Peu importe si ça déplaît à ces voyous illettrés», a de son côté écrit le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). «Ces menaces sont inadmissibles ! Tout doit être mis œuvre pour identifier et mettre en prison ces délinquants», a lui estimé le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI). «Plus de limite dans la provocation, plus de gradation dans la menace. les policiers une fois de plus ciblés. Halte à cette lâche violence verbale contre les représentants de la paix publique», a aussi réagi l’UNSA Police.

En avril dernier, déjà, des policiers avaient retrouvé leurs photos de famille affichées dans des halls d’immeubles à Épinay-sur-Seine. En octobre, des tags menaçant nommément des policiers de la BAC avaient eux été découverts dans un immeuble de Vigneux-sur-Seine.

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