69.964 détenus au 1er février, un nombre en légère hausse

Les statistiques du ministère de la Justice annoncent une augmentation de 9,7% de la population carcérale sur un an.

Les prisons françaises comptaient au 1er février 69.964 détenus, un nombre en légère hausse par rapport au mois précédent, selon les données statistiques du ministère de la Justice consultées vendredi par l’AFP. Il y avait 69.448 détenus au 1er janvier, soit une hausse de 516 personnes incarcérées sur un mois.

Sur une année, on dénombre 6162 détenus de plus, soit une croissance de 9,7% de la population carcérale, qui frôle depuis plusieurs mois la barre des 70.000 personnes. Avec 69.964 détenus pour 60.701 places opérationnelles dans les prisons françaises, qui souffrent d’une surpopulation chronique, la densité carcérale s’établit désormais à 115,3% contre 104,9% il y a un an.

À VOIR AUSSI – Récidive: faut-il faire travailler les prisonniers ?

Sept établissements avec une densité carcérale supérieure ou égale à 200%

Cette densité est de 143,2% dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines. Elle atteint même 213,1% à la maison d’arrêt à Bordeaux-Gradignan et 210,5% à Nîmes. Au 1er février, sept établissements pénitentiaires avaient une densité carcérale supérieure ou égale à 200% et 97 établissements à 120%.

Parmi les détenus, 19.333 (27,6%) sont des prévenus, incarcérés dans l’attente de leur jugement. Au total, 84.214 personnes étaient placées sous écrou au 1er février, dont 14.250 non détenues faisant l’objet d’un placement sous surveillance électronique (13.540) ou d’un placement à l’extérieur (710). Le nombre de femmes écrouées (3,5% de la population carcérale totale) et de mineurs (0,8%) est stables.

La barre très symbolique des 70.000 détenus en France avait été franchie pour la première fois en avril 2018, avant de dépasser 71.000 en novembre 2018 puis 72.000 en mars 2020, au tout début de la pandémie. Le nombre de détenus était repassé sous la barre des 70.000 au printemps 2020 à la faveur d’une baisse de la délinquance pendant le confinement, du ralentissement de l’activité judiciaire ainsi qu’à des libérations anticipées pour les fins de peine afin d’éviter une crise sanitaire et sécuritaire en détention.

Prenez contact avec nous

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers messages