Notre critique de Les Poings desserrés, le western russe de Kira Kovalenko

CRITIQUE – Auréolé du prix Un certain regard au dernier festival de Cannes, le deuxième film de cette réalisatrice de 32 ans dresse le portrait d’une jeune femme blessée en quête de liberté dans une Russie âpre et inquiétante.

À 32 ans, cette grande russe rousse flamboyante possède de l’énergie à revendre. Née dans le Caucase, à Naltchik, Kira Kovalenko s’exprime cependant de manière posée, sans jamais se départir d’un calme apaisant.

Son deuxième film, Les Poings desserrés, présenté à Cannes l’été dernier, a décroché le prix Un certain regard. Kovalenko y raconte le destin chamboulé d’Ada, une jeune femme qui vit en Ossétie du Nord, dans une ancienne ville minière traversée par de gros camions bondés soulevant des tonnes de poussière. Avec ces paysages désertés, la rudesse de son climat, la dureté des hommes qui vivent là-bas, en s’amusant de rodéos de voitures fatiguées ou de baignades dans des lacs glacés, le film a quelque chose d’un western âpre, mais tellement attachant.

Même si elle ne manque pas de charme, l’héroïne (incarnée par Milana Aguzarova) dissimule souvent son visage sous le col remonté de son survêtement. Ses yeux en disent long pourtant sur sa secrète détresse. Timide, cette jeune fille effacée…

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