le souffle de Depardieu embrase un premier film inspiré

CRITIQUE – Constance Meyer met en scène la rencontre improbable entre un vieil acteur fourbu et une agente de sécurité solitaire. Avec élégance et discrétion, elle capte la naissance d’une singulière amitié.

C’est un premier film surprenant, aussi tendre qu’ambitieux. Une pépite cinématographique qui a ouvert la Semaine de la critique à Cannes, l’été dernier. Robuste met en scène un vieil acteur sur le déclin (Gérard Depardieu, plus vrai que nature) qui cohabite quelques mois avec une agente de sécurité remplaçante qui s’occupe de lui, tantôt garde du corps, tantôt baby-sitter voire répétitrice…

La jeune Constance Meyer capte la solitude d’un comédien qui se détache lentement du monde. Aïssa, (Deborah Lukumuena, vu dans Divines, Les Invisibles) lui tend la main sans cesser de le vouvoyer.

Entre les images, on comprend que cette jeune réalisatrice a su apprivoiser l’ogre Depardieu, montagne fragile. En 2005, alors qu’elle n’avait qu’une vingtaine d’années, elle souffla son texte pendant cinq mois dans l’oreillette du grand Gérard sur la scène de La Madeleine dans une pièce de Henry James adaptée par Marguerite Duras, La Bête dans la jungle, avec Fanny Ardant. Quand il s’est agi de tourner son…

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