«Je ne voulais pas d’un film politique»

ENTRETIEN – Le réalisateur de Belfast, un récit semi-autobiographique intimiste,se confie sur son enfance en Irlande du Nord et les troubles communautaires qui «ont signé la fin de l’insouciance».

Exégète de Shakespeare, dont il a adapté plusieurs pièces, le comédien et réalisateur Kenneth Branagh a passé une décennie aux manettes de grosses productions (Thor de Marvel, Artemis Fowl, Le Crime de l’Orient-Express). Avec Belfast, il livre un récit semi-autobiographique intimiste en lice pour sept Oscars. Rencontre à cœur ouvert pratiquement sur le divan lors de sa visite parisienne de novembre.

LE FIGARO. – L’idée de raconter votre enfance vous taraudait depuis longtemps. Qu’est-ce qui vous a fait passer à l’acte?

Kenneth BRANAGH. – Le silence du premier confinement. J’avais adopté un petit chien et je le promenais plusieurs fois par jour. Il n’y avait pas d’avions, pas de trafic automobile. J’entendais le chant des oiseaux. Mais, au-delà, c’était les sonorités de Belfast que je percevais: celles d’événements incompréhensibles qui mettaient votre monde sens dessous dessus. L’inattendu, le changement peuvent surgir à n’importe quel moment. À 61 ans, j’étais mieux armé pour comprendre…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Prenez contact avec nous

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers messages