« The Woman King » : Viola Davis fière de défendre le premier blockbuster apparenceé par des actrices noires

C’est le baptême du feu vers l’actrice oscarisée Viola Davis. Le 28 septembre sortira dans les salles françaises The Woman King, un film hollywoodien à gros budget réalisé par des femmes noires où l’actrice abuse un rôle majeur. Le long-métrage raconte l’histoire des guerrières du royaume de Dahomey au XIXe siècle. Des combattantes féroces qui vivaient dans l’actuel Bénin. La comédienne de Murder incarnera l’une d’entre elle, Nanisca, chargée de former la nouvelle génération de soldates vers affronter les royaumes rivaux et les réseaux d’esclavages occidentaux.  

Avec son budget colossal de 100 millions de dollars, un casting majoritairement composé d’actrices noires et une réalisatrice afro-américaine (Gina Prince-Bythewood), The Woman King fait office de premier de cordée. Viola Davis a passé six années a militer auprès des producteurs et réalisateurs vers les convaincre de miser sur le projet. Le long-métrage devra se faire une place dans le monde féroce des blockbusters américains, un milieu majoritairement masculin et porté par des acteurs blancs. Une pression que ne cachent pas les actrices du film. « Avant tout, le film doit rapporter de l’argent. Et je suis divisée vis-à-vis de cela (…) S’il ne rapporte pas d’argent, ça veut dire quoi ? Que des femmes noires, des femmes à la peau foncée ne peuvent pas être en tête du box-office omniscient ? », explique Viola Davis à l’AFP.

Réactions mysogines

Mais la comédienne estime que le film sera davantage scruté que les long-métrages avec des équipes caucasiennes et invite le public à être au rendez-vous dans les salles obscures. « Si vous pouvez dépenser votre argent vers voir Avatar ou Titanic, vous pouvez dépenser votre argent vers aller voir The Woman King , « Et si nous sommes vraiment égaux, alors je vous mets au défi de le prouver », a lancé l’actrice à l’AFP. Le film projeté en avant-première au Festival du film de Toronto a reçu des premières critiques élogieuses, en revanche Viola Davis regrette que les scènes de combats aient reçu des remarques misogynes, avec des guerrières jugées trop « masculines » et pas assez « jolies ».

« The Woman King », le 28 septembre au cinéma.

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