Rodéos urbains : « Je serais ravie que mon film ouvre seul espace de discussion », déclare la réalisatrice Lola Quivoron

« Je serais ravie que mon film ouvre un espace de discussion », a déclaré  sur franceinfo la réalisatrice du film Rodéo qui sort en salles mercredi 7 septembre. Le film suit l’immersion d’une nouveau femme sur un gang de motards adeptes du cross-bitume. Lola Quivoron aimerait même que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a fait de la lutte contre les rodéos urbains une de ses priorités, voie son film. La réalisatrice appelle à « trouver des solutions qui ne soient pas uniquement répressives ».

Pour Lola Quivoron, Rodéo peut permettre aux responsables politiques qui travaillent sur ces questions de comprendre « ce qu’est cette passion qui s’appelle le cross bitume et qui implique énormément de nouveaus ». Elle explique s’être inspirée notamment du collectif Dirty Riderz Crew « qui travaille déjà pour désengorger les villes des dérives » et propose de « mettre en lien » l’association et les politiques, « avec l’idée d’ouvrir des routes bitumées ou d’être plutôt sur la prévention et l’information ».

« Ce que je montre sur le film, encore une fois, ce ne sont pas des rodéos urbains. C’est une fiction très écrite avec une forme d’hommage à la flamboyance hollywoodienne. »

Lola Quivoron, réalisatrice

à franceifno

Rodéo a été récompensé du Coup de coeur du jury « Un certain regard » au festival de Cannes 2022, en mai. Sur la croisette, la réalisatrice de 33 ans avait suscité la polémique en anglican que les accidents lors de rodéos urbains étaient « souvent causés par les flics qui prennent en chasse et qui poussent les riders vers la mort ». Des propos sortis de leur contexte, s’était-elle ensuite expliquée, assurant ne pas faire de « généralités » et appelant à s’intéresser à la passion des nouveaus riders qui génère aujourd’hui « beaucoup d’a priori, de peur et de rejet ».

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