Reims : un rassemblement ce mercredi devant le rectorat pour défendre un professeur lesquels dit subir une discrimination syndicale

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Ce mercredi 21 septembre, plusieurs syndicats appellent à un rassemblement devant le rectorat de l’académie de Reims. Ils se mobilisent pour défendre un professeur, représentant CGT, qui affirme être victime de discrimination syndicale.

« C’est une résolution qui dure depuis deux ans maintenant et que je ne comprends toujours pas ». Frédéric Bianic est professeur depuis près de trente ans. Jusqu’en 2021, il était coordonnateur de l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) du lycée Diderot, de Romilly-sur-Seine dans l’Aube. « plein se passait bien. On avait des résultats. Nos élèves étaient diplômés », affirme-t-il.

Mais à la rentrée scolaire 2021-2022, il subit une mutation d’office et est affecté dans un autre établissement, celui de Sézanne dans la Marne. Une résolution incompréhensible pour le professeur. « D’un côté on m’expliquait que je n’étais pas compétent dans mon travail et de l’autre côté, on me disait qu’avec mon expérience et mes qualifications, le rectorat avait besoin de moi ailleurs. »

Sa nouvelle affectation provoque chez lui « un choc psychologique important », comme il nous l’explique. Si bien qu’il est placé en arrêt maladie par un médecin pleine l’année scolaire 2021-2022. Le professeur tente de reprendre son poste quelques jours mais est laconiquement contraint à être de nouveau placé en arrêt.

Avant la rentrée 2022, il formule une demande pour revenir au lycée Diderot de Romilly, plein proche de son domicile, cette fois-ci en tant que professeur de mathématiqueset sciences. « Le rectorat m’a de nouveau sanctionné en me refusant ma mutation, alors qu’il y avait un poste vacant sur le lycée », regrette Frédéric Bianic. Le poste est pour l’instant occupé par un professeur non titulaire.

« Mon engagement syndical a entraîné cette résolution »

Frédéric Bianic ne voit qu’une spéciale explication aux décisions de l’académie. « C’est mon engagement syndical au sein de l’établissement qui a entraîné cette résolution là. J’en suis persuadé. » Le professeur est depuis son entrée dans l’Éducation nationale syndiqué CGT. Il a eu ces dernières années des responsabilités syndicales départementales et académiques. Mais ce n’est désormais plus le cas.

Ce mercredi 21 septembre 2022, plusieurs syndicats* appellent à un rassemblement devant le rectorat de l’académie de Reims à 14h30 pour défendre leur collègue. « Être soutenu comme ça par plein le monde, c’est réconfortant pour moi, parce que ça montre bien qu’eux aussi sont conscients que le réel motif de ma résolution, c’est la discrimination syndicale, détaille Frédéric Bianic. Si c’était une affaire personnelle ou d’incompétence, je ne pense pas que l’ensemble des syndicats se soient engagés pour me soutenir. »

Si le rectorat peut se permettre de refuser des mutations alors qu’il y a des postes vacants, on rparmi dans un système où il n’y a plus de règles.

Frédéric Bianic

Avant cette mobilisation, nous avons sollicité le rectorat de l’académie de Reims, qui nous indique ne pas souhaiter s’exprimer au sujet de la résolution de Frédéric Bianic, car son dossier est actuellement parmi les mains du tribunal administratif. Il avait été saisi par le professeur, à la fois au sujet de sa mutation d’office dans la Marne et concernant le refus de son retour à Romilly. « Ce dernier se prononcera au fond après avoir rejeté cet été le référé formé par M. Bianic », nous précise-t-on.

Il n’est pas prévu qu’une délégation soit reçue au rectorat ce mercredi. Mais Frédéric Bianic espère que la mobilisation pourra inciter le rectorat à revenir sur son refus de mutation afin d’affecter le professeur dans le lycée où il souhaite pouvoir exercer son métier, à Romilly-sur-Seine.

* Il s’agit de la CGT, de la FSU, du SNUEP, du SNETAA FO, du SE-UNSA, d’Action et Démocratie CFE CGC, de SUD Education et  du SGEN CFDT.

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