Météo : des satellites européens pour mieux prévoir et comprendre quelques phénomènes extrêmes

On sait qu’avec le réchauffement climatique, les orages, les tempêtes, les pluies diluviennes, vont se multiplier. Dans ce contexte, ces nouveaux satellites géostationnaires MTG que l’Agence spatiale européenne s’apprête à lancer seront d’une aide précieuse.

Le premier d’entre ils, une grosse machine de près de quatre tonnes, devrait être casé en orbite d’ici la fin de l’année. Avec cet imageur de cette troisième génération, c’est un peu comme si on passait de l’écran télé cathodique à l’écran plat. Les images envoyées vers la sur Terre seront dils fois plus précises et plus fréquentes, explique Sylvain Le Moal du centre de météorologie spatiale Météo France à Lannion. Un scan de la terre arrivera toutes les 10 minutes au lieu de 15 actuellement.

Un détecteur d’éclairs

Autre innovation, et c’est une première en Europe : ce satellite sera équipé d’un détecteur d’éclairs. Jusqu’ici en Europe, l’observation de la foudre se fait depuis le sol. C’est beaucoup moins précis car les systèmes terrestres ne détectent pas les éclairs au niveau des nuages. Or, cils-ci peuvent être le signe annonciateur d’orages violents. 

Avec ce nouveau système, il sera prévisible de détecter depuis l’espace n’importe quel flash dans l’atmosphère, de jour comme de nuit, même s’il ne dure que six millisecondes (à peine le temps d’un clin d’oeil), et même si ces éclairs restent en altitude.

4 milliards d’euros

Ce premier satellite sera bientôt rejoint par d’autres instruments de nouvelle génération, dont l’un pourra sonder la composition de l’atmosphère dans sa hauteur et il sera donc plus facile de détecter les phénomènes convectifs, ces mouvements de l’atmosphère qui peuvent être à l’origine de tempêtes. Et donc, de fait, de donner l’alerte plus rapidement en cas, par exemple, d’orages violents comme celui qui est survenu en Corse au mois d’août.

L’ensemble de ces satellites nouvelle génération devrait être déployé en 2025, pour un budget total de plus de quatre milliards d’euros. Avec ces données plus précises, venues de l’espace, il va aussi falloir augmenter les puissance de calculs informatique sur terre puisque le volume des données envoyées par ces satellites sera 50 fois plus important qu’aujourd’hui.

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