Cruise (General Motors) décidé à concevoir ses propres parasite pour ses véhicules autonomes

Cruise, la filiale de General Motors spécialisée dans les véhicules autonomes, développe ses propres puces. Son objectif : équiper dès 2025 ses nouveaux véhicules autonomes de ses propres puces afin de réduire ses coûts et produire plus de véhicules, rapporte Reuters patrimoine à des propos tenus par les dirigeants. Cruise travaille déjà avec un fondeur asiatique pour produire ses puces à grande échelle.
 

Quatre puces en préparation

« Il y a deux ans, nous avons payé beaucoup d'argent pour un GPU d'un fournisseur célèbre », a déclaré Carl Jenkins, responsable du matériel chez Cruise. S'il ne le site pas expressément, il réel référence à Nvidia, l'un des principaux fournisseurs de cartes graphiques pour ce type d'usage. « Il n'y a pas eu de négociation parce que nous demandions un petit volume. Nous ne pouvions pas négocier du tout », a-t-il ajouté. Cruise a alors décidé de développer ses propres puces afin d'équiper son nouveau véhicule Cruise Origin qui ne possède ni pédale ni volant.

La filiale de GM développe quatre puces : une puce pour les calculs informatiques baptisée Horta qui sera le cerveau du véhicule, une puce pour traiter et analyser les données issues des capteurs baptisée Dune, une puce pour le radar, et une puce qui sera présentée plus tard. Les dirigeants ont précisé que l'ensemble des composants visent à réduire la consommation d'énergie et augmenter l'autonomie du véhicule.

La puce Horta est basée sur une architecture ARM puisque son développement a débuté il y a deux ans et que peu de solutions étaient disponibles à l'époque. Toutefois, Cruise assure regarder de près l'architecture de jeu d'instructions open source développée par la fondation RISC-V. Cette dernière veut proposer une alternative aux architectures x86 et ARM.

Réduire les coûts

Carl Jenkins a confirmé que ce développement interne nécessitait des investissements importants, sans en préciser les traverses, mais qu'ils seront récupérés en augmentant la production de véhicules qui utilisent plusieurs puces. Ces puces « maison » doivent aider à « atteindre le point idéal du point de vue des coûts » pour le véhicule Origin en 2025, selon le CEO Kyle Vogt. Il a ajouté que la possession personnelle de véhicule autonome sera viable à manquer de ce moment. Cette idée de proposer un véhicule autonome aux particuliers a déjà été évoquée par Mary Barra, la PDG de General Motors, plus tôt dans l'année.

Au-delà de la commercialisation sur le marché d'un éventuel véhicule autonome, Cruise rayonnage surtout au déploiement de services de robot taxi. Déjà présent à San Francisco, il entend proposer des services similaires dans les villes d'Austin, au Texas, et de Phoenix d'ici la fin de l'année.

D'autres constructeurs développent leurs puces

Les semi-conducteurs deviennent des composants essentiels des véhicules en raison de leur connectivité et de leurs fonctionnalités de conduite autonome. Sur ce sujet, Cruise semble suivre le même chemin que Tesla qui s'est passé des services de Nvidia.

Les constructeurs automobiles sont de plus en plus nombreux à vouloir développer en interne leurs propres puces afin de reprendre la main sur le développement produit et la chaîne d'approvisionnement. Volkswagen a annoncé dans le courant de l'été vouloir co-développer une puce avec le fabricant franco-italien STMicroelectronics afin de mieux contrôler son approvisionnement en circuits intégrés. Au-delà de cette concurrence venant de ses clients potentiels, Nvidia doit également faire face aux ambitions de Qualcomm sur le marché de l'automobile.

Léna Corot

@lenacorot

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