coûteuse retraite de Russie pour la Société générale

RÉCIT – Le groupe cède pour une poignée de roubles sa filiale Rosbank, qu’il avait acquise 4 milliards d’euros. L’acheteur est l’ex-propriétaire russe.

La pression était trop forte. Six semaines après le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée de Poutine, Société générale acte son retrait de Russie. «Au terme de plusieurs semaines de travail intensif», la banque tricolore a signé un accord lui permettant de céder ses filiales d’assurance en Russie et surtout sa filiale Rosbank, poids lourd du marché russe (12.000 salariés, 2 millions de clients).

L’opération, qui devrait être finalisée dans les prochaines semaines, permettra à Société générale de se retirer «de manière effective et ordonnée de Russie en assurant une continuité pour ses collaborateurs et ses clients». ALD, sa filiale de leasing automobile, ne conclura pas de «nouvelles transaction commerciale» en Russie, au Kazakhstan et au Bélarus.

«Lucide et responsable»

Avec TotalEnergies et Auchan, Société générale était l’un des plus grands groupes français présents en Russie à résister encore à la pression pour quitter le pays. «La décision stratégique du retrait est lucide et responsable, assure Frédéric…

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