Notre critique d’En corps de Cédric Klapisch: chacun cherche son entrechat

CRITIQUE – Le réalisateur filme avec son empathie habituelle la renaissance d’une jeune danseuse classique. Et révèle Marion Barbeau, découverte à l’Opéra

Depuis Le Péril jeune et sa bande de lycéens parisiens, en 1994, Cédric Klapisch n’en finit pas de filmer la jeunesse. À quelques exceptions près (Riens du tout avec Luchini, Un air de famille avec Jaoui et Bacri, Ma part du gâteau, avec Karin Viard), le réalisateur s’entiche de jeunes gens aimables, qui lui donnent ses plus beaux succès (L’Auberge espagnole, Les Poupées russes, Casse-tête chinois). Rien de plus humain que la peur de vieillir. Les moins de 30 ans ont l’insouciance de leur âge, des histoires de cœur sans conséquences, avec ou sans programme Erasmus, avec ou sans Romain Duris. Rarement des cancers, divorces, deuils et autres drames de la vie d’adulte. Ils n’ont pas de calvitie, non plus. Parfois ils cherchent leur chat ou se sentent seuls avant de rencontrer l’âme sœur (Deux moi).

Avec En corps, Klapisch, continue de courir après sa jeunesse perdue. Il le fait en dansant, avec des pointes ou pieds nus. Les quinze premières minutes se passent de dialogue, comme un livre d’images…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 69% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Derniers messages