Les Meilleures, l’homosexualité des jeunes dans un quartier populaire

CRITIQUE – À travers une histoire d’amour impossible, Marion Desseigne Ravel aborde avec subtilité l’homosexualité dans une communauté maghrébine.

Pour échapper à l’ennui estival, Nedjma et ses copines se retrouvent sur un banc. Mais pas n’importe lequel. Le blanc rose flashy qui surplombe le square. Personne ne s’y installe sans leur permission. Alors quand Zina, nouvelle venue dans le quartier et cousine de Yousra, fait fi des règles implicites et s’assoit sur ce banc coloré, la guerre entre les bandes rivales est inévitable. Et l’histoire d’amour, impossible.

Avec Les Meilleures, Marion Desseigne Ravel dépeint sans pincettes l’importance de la réputation dans les quartiers populaires. Les «crasseuses» et les «pisseuses» se lancent dans un conflit de bandes, parce qu’ici, il n’est pas seulement question de banc. Il est question d’honneur. La couleur «girly» du banc est à l’opposé des altercations agressives entre les deux bandes de filles. Bataille violente dans une laverie ou publication sur les réseaux sociaux de vidéos compromettantes, les pires crasses sont de mise pour préserver leur image.

Habituellement dure et agressive, Nedjma…

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