le blues du vampire augmenté

CRITIQUE – Le réalisateur Daniel Espinosa s’empare du personnage Marvel et lui confère l’aura complexe d’un «Dracula 2.0». Avec Jared Leto, très convaincant.

Le temps des vampires serait-il revenu? Alors que Batman, l’Homme chauve-souris incarné par Robert Pattinson dans l’excellent film de Matt Reeves, caracole en tête du box-office, Marvel contre-attaque en lançant l’adaptation cinématographique de Morbius .

Antihéros sombre et complexe, ce personnage créé il y a plus d’un demi-siècle, en octobre 1971, par le scénariste Roy Thomas et le dessinateur Gil Kane, a fait son apparition dans le numéro 101 du magazine Amazing Spider-Man. Il n’est pas exactement un modèle de joie de vivre, loin des super-héros pop et pétillants comme ont su en imaginer les artistes de la «Maison des idées».

C’est d’ailleurs ce qui caractérise l’adaptation ténébreuse signée Daniel Espinosa (Life, avec Jake Gyllenhaal) conçue sous l’égide de Sony et non de Disney. Le réalisateur du thriller Enfant 44 a eu raison de confier à Jared Leto le rôle de ce scientifique malade, Prix Nobel de biochimie, cherchant à toute force à trouver un remède à une maladie du sang dont il souffre…

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