Icare prend un nouvel envol

CRITIQUE – Ce film d’animation réussit à revisiter de manière originale un récit mythologique que l’on croyait connaître par cœur. Envoûtant et Impressionnant.

Comment raconter à nouveau le mythe d’Icare sans tomber dans la tragédie d’un garçon qui vola trop près du soleil à s’en brûler les ailes? C’est le pari réussi du réalisateur luxembourgeois Carlo Vogele. Jeune prodige de l’animation, primé pour son court-métrage Una furtiva lagrima au Festival d’animation d’Annecy, en 2012, ce quadragénaire a fait ses classes chez Pixar, aux États-Unis, durant huit ans, participant notamment à Toy Story 3, Rebelle, Cars 2 ou Monstres Academy.

Mais Vogele a préféré revenir en Europe pour entreprendre ses propres projets. Grand bien lui en a pris. Icare en est une brillante démonstration. Aidé par la scénariste Isabelle Andrivet, le réalisateur parvient à revisiter, revivifier même, une des plus célèbres légendes de la mythologie grecque.

En Crète, le jeune Icare, qui vit avec son père, Dédale, a fait des différentes régions de l’île son terrain de jeu. Un jour qu’il gambade non loin du palais de Cnossos, il entrevoit une fissure qui lui permet d’entrer dans…

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