Guerre en Ukraine : Zelensky assure que tout «compromis» avec la Russie sera soumis à référendum

Ils étaient les deux seuls journalistes internationaux présents dans la ville assiégée. Le 15 mars, Mstyslav Chernov, journaliste vidéo d’origine ukrainienne, et le photographe Evgeniy Maloletka, ont suivi et raconté le siège de Marioupol pour l’Associated Press.

Au cours d’un reportage dans un hôpital, ils se retrouvent prix en tenaille. «Les Russes nous traquaient. Ils avaient une liste de noms, dont le nôtre. Nous ne savions pas si nous nous en sortirions vivants», racontent-ils. Des chirurgiens leur donnent des blouses blanches pour se faire passer pour des membres du personnel. «Les murs tremblaient sous les tirs d’artillerie et de mitrailleuses à l’extérieur, et il semblait plus sûr de rester à l’intérieur».

À l’aube, des soldats ukrainiens viennent les exfiltrer. «Nous avons couru dans la rue, abandonnant les médecins qui nous avaient hébergés, les femmes enceintes qui avaient été bombardées et les gens qui dormaient dans les couloirs parce qu’ils n’avaient nulle part où aller, raconte le journaliste, originaire de Kharkiv, à l’est de l’Ukraine. Je me sentais mal de les laisser tous derrière moi».

Ils arrivent enfin à gagner un parking sous-terrain. «Ce n’est qu’alors que nous avons appris (…) pourquoi les Ukrainiens avaient risqué la vie de leurs soldats pour nous extraire de l’hôpital», raconte le reporter. Un officier de police le leur explique :«S’ils vous attrapent, ils vous filmeront et ils vous feront dire que tout ce que vous avez filmé est un mensonge. Tous vos efforts et tout ce que vous avez fait à Marioupol seront vains». Dans un photoreportage poignant, ils racontent les fosses communes, les convois d’ambulances fuyant l’enfer, les tanks sertis du «Z» russe bousculant des bus pour passer leur chemin.

Derniers messages