Devant l’envolée des prix de l’or noir, les gangs de «siphonneurs» écument la France

RÉCIT – Engins sur chantier, tracteurs dans les champs ou sous les hangars agricoles, bus ou encore poids lourds sur les parkings, plus aucun engin n’échappe à ce pillage en règle.

Jamais ou presque l’or noir n’a aussi bien porté son nom ni son attrait attisé les convoitises. À mesure que le prix à la pompe s’envole, la grande razzia sur le carburant s’intensifie. Dès le 25 février, alors que les Russes avaient déclenché l’offensive en Ukraine, un Lituanien de 53 ans a été arrêté en flagrant délit à Courdimanche (Val-d’Oise) au moment où il s’apprêtait à pomper 20.000 litres d’essence directement dans un pipeline. À Pontault-Combault (Seine-et-Marne), un jeune homme a été surpris début mars dans une zone industrielle alors qu’il siphonnait un camion avec un complice.

«La valeur de la marchandise, aspirée avec de petites pompes électriques, peut vite chiffrer, dans la mesure où les poids lourds embarquent deux réservoirs de 500 litres», indique un officier. La soif de gasoil est telle que les voleurs n’hésitent pas à percer les cuves à la pioche ou à la perceuse pour en aspirer le contenu. Engins sur chantier, tracteurs dans les champs ou sous les hangars agricoles…

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