Départ à 65 ans, montant de la pension… Ce que prévoit le candidat Macron pour réformer les retraites

Le président avait déclaré, en décembre, qu’il souhaitait que les Français «travaillent plus longtemps».

La réforme des retraites, promise par Emmanuel Macron lors de son premier quinquennat, n’a pas eu lieu, mais le désormais candidat à sa réélection n’y a pas renoncé pour autant. Selon les informations des Échos , Emmanuel Macron souhaiterait remettre ce dossier sur la table, et repousser l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Cette nouvelle mouture doit encore être détaillée jeudi 10 mars au matin par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, qui représentera Emmanuel Macron lors d’un oral des candidats devant la CFDT, précise RTL.

Ce nouveau projet semble plus facile à actionner que la réforme qui avait été entreprise lors du quinquennat qui s’achève. Selon les sources des Échos, la mise en œuvre de la réforme s’échelonnerait sur près de neuf ans, avec quatre mois de cotisation supplémentaires pour chaque génération. L’âge légal de départ de la retraite est actuellement fixé à 62 ans, après 41,5 à 43 ans de cotisation. Selon RTL, le président-candidat souhaiterait également instituer un seuil minimum de 1100 euros pour la pension à l’issue d’une carrière complète.

Cette nouvelle formule de la réforme des retraites est une manière de réaliser des économies plus rapidement, car les retraites pèsent actuellement lourd. Elles représentent le premier poste de la dépense publique, à 327,9 milliards d’euros en 2019, soit 13,5 % du PIB. En 2020, le système de retraites était déficitaire de 18 milliards d’euros. C’est aussi une manière de contrecarrer le projet de la candidate LR Valérie Pécresse, qui souhaite elle aussi reporter l’âge de départ à 65 ans.

Echec du premier projet de réforme

Le projet de réforme précédent prévoyait pour sa part un «âge pivot» à 64 ans, plus souple mais moins limpide, ainsi que la création d’un régime universel dans lequel tous les régimes spéciaux devaient se fondre. Fin 2019, il avait donné lieu à un cycle de plusieurs semaines de manifestations et de grève, en particulier dans le secteur des transports publics.

Emmanuel Macron avait déjà préparé les esprits au retour de ce dossier dans le débat public, ces derniers mois. Le 15 décembre, il avait ainsi indiqué sur TF1 que les Français devraient «travailler plus longtemps». Une ambition réaffirmée lundi devant un petit cercle d’élus qui lui avaient accordé leurs parrainages. Selon un participant, l’actuel président a affirmé qu’il entendait porter «une réforme des retraites ambitieuse pour un modèle social qui tienne, […] mais qui demande aussi un investissement pour la solidarité entre les générations et un chantier pour l’autonomie».

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